Un criminel de guerre candidat à la Présidence de la RD Congo



Le "raïs" Joseph Kabila.

Mentez, mentez, la vérité finit toujours par surgir, dit un ancien adage. La fin de l’état de grâce accordé au criminel rwandais qui se fait appeler ‘Joseph Kabila Kabange’ et qui dirige la République Démocratique du Congo (RDC) illégalement et par défi est arrivée. Le glas commence à sonner pour l’imposteur et le tueur qui règne en tyran depuis plus de 9 ans à la tête de ce 3ème plus grand pays d’Afrique.

Londres. Correspondance particulière.

Le verdict des Nations Unies sur les crimes et massacres que le Pol Pot africain a commis dans ce pays est accablant. La vérité est têtue, dit-on. La toile d’araignée de la justice divine et de la justice internationale tissée par le sang des millions des victimes congolaises et hutu rwandaises qui crie justice commence à l’étrangler. Cet ancien rebelle, de son vrai nom Hyppolite Kanambe à qui James Kabarebe dit ‘avoir apprit comment manier les armes’ et qui s’était fait bombardé général à son arrivée à Kinshasa sans n’avoir jamais été dans un centre d’instruction militaire ou dans une école de formation d’officier est actuellement visé par une fatwa onusienne. Il devra bientôt répondre de ses crimes et des actes commis par lui et les troupes qu’il commandait au front Nord de la RDC lorsque l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) avait attaqué l’ex. Zaïre en 1996.

Reconnaissance par l’ONU des crimes commis en RDC par l’AFDL et le FPR

Seize ans d´impunité en Afrique des Grands Lacs viennent de sonner le glas avec la prochaine publication du rapport du Haut Commissariat des Nations Unies sur les Droits de l´Homme sur les massacres, les crimes de guerres, les crimes contre l’humanité ainsi que les crimes de ‘génocide’ commis sur le territoire congolais par les assassins composés des miliciens de l’AFDL, des militaires de l’armée rwandaises de Paul Kagamé, des armées ougandaise et burundaise. En publiant ce rapport, l’ONU a sifflé la fin de la recréation à Kigali et à Kinshasa. Paul Kagamé qui dirige le Congo à distance par l’intermédiaire de son valet placé à Kinshasa et appelé ‘Joseph Kabila Kabange’ pourra se retrouver très prochainement devant la barre pour répondre des crimes commis au Congo depuis l’entrée de son armée dans ce pays en 1996. De part la reconnaissance par les Nations Unies du fait que le Congo était agressé militairement par ses voisins, nous avons le droit de conclure que Paul Kagamé et ‘Joseph Kabila Kabange’ ainsi que tous leurs complices sont coupables des crimes d’agression, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui sont imprescriptibles aux termes de l’article 1er du Statut de Rome et doivent être traduits en justice, arrêtés et jugés.

En effet, le pré-rapport de l’ONU décrit de manière claire et sans ambigüité toutes les atrocités sur l’épuration ethnique qui a eu lieu au Congo entre 1993 et 2003 et qui se poursuit jusqu’à ce jour à l’intérieur de notre pays. Dans le documentaire vidéo intitulé ‘l’Afrique en Morceaux’, James Kabarebe, alors colonel et chef d’état major de l’armée rwandaise se réjouit du bombardement pendant plus de 24h00 en 1996 des camps des refugiés hutu rwandais installés sur les montagnes qui entourent la ville de Goma. Sans mâcher les mots, James Kabarebe décrit comment ces camps s’étaient vidés de leurs populations en 24h00. En faisant toute ces déclarations vidéo, James Kabarebe et son neveu le commandant Hyppo (Hyppolite Kanambe) qui deviendra plus tard ‘Joseph Kabila Kabange’ ne savaient pas qu’un jour, l’ONU et le monde entier suivraient leurs traces pour enquêter sur les massacres et tueries dont ils ont été les auteurs et commanditaires, massacres qualifiés aujourd’hui de crimes de ‘génocide’.

Un criminel de guerre candidat à la Présidence en RDC

Lors de leur conclave tenu il y a quelques jours à Kisangani, les membres du parti politique de ‘Joseph Kabila Kabange’ l’avaient désigné candidat à sa propre succession. Aujourd’hui, un rapport des Nations Unies accuse les troupes de l’AFDL commandées à l’époque par Joseph Kabila Kabange’ sous son vrai nom de commandant Hyppolite Kanambe de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de crimes pouvant être qualifiés de ‘génocide’. En occident et dans tout le monde civilisé, toute personne qui occupe des fonctions importantes dans la vie publique ou privée citée dans un dossier reprenant des crimes aussi graves que ceux cités ci haut démissionnerait de son poste en attendant qu’une enquête judiciaire puisse la blanchir avant de revenir sur la scène publique. On ne se porte pas candidat à une fonction publique ou privée à partir du moment où des accusations graves comme celles de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sont portées contre sa personne.

Mais au Congo occupé, l’imposteur et criminel rwandais qui dirige ce pays par défis n’entend pas les choses de cette manière. Comme son maître à penser et protecteur Paul Kagamé qui a toujours soutenu les activités de son entreprise criminelle au Congo, il se moque de ce rapport de l’ONU et il a déjà commencé sa campagne électorale pour 2011 en sillonnant les deux provinces du Kasaï et celle du Bandundu. L’actuel président du Congo et candidat à sa propre succession devra savoir que sa place n’est pas à la Présidence de ce grand pays mais en prison et devant les juges pour les massacres commis en RDC et qui ont couté la vie à plusieurs dizaines de milliers de hutu rwandais et à plus de 7 millions de congolais. Les congolais doivent donc se mettre debout pour exiger que ce criminel qui se fait appeler ‘Joseph Kabila Kabange’ et qui était l’un des principaux acteurs de ces massacres ne se présente pas à une quelconque élection en RDC jusqu’à ce qu’il réponde de ses actes devant des tribunaux.

Appel à l’Unité des Congolais

L’ampleur des crimes, des meurtres, des assassinats ciblés, des viols, des enterrements des personnes vivantes qui se perpétuent en RDC depuis 1996 sont connus depuis des années. Dans l’un de nos nombreux articles scientifiques publiés sur la guerre et les pillages de la République Démocratique du Congo, nous dénoncions en 2005 (lire les pages 7 à 32 sur http://www.accord.org.za/downloads/ajcr/ajcr_2005_2.pdf?phpMyAdmin=ceeda2df659e6d3e35a63d69e93228f1) le ‘génocide’ dont est victime la population congolaise et les pillages des ressources naturelles de la RDC.

Aujourd’hui, nous demandons aux congolais d’exiger à l’ONU la publication urgente et sans falsification de ce rapport qui retrace de la manière la plus impartiale et la plus professionnelle les plus graves violations des Droits humains et du Droit international humanitaire commises dans notre pays entre mars 1993 et juin 2003. Nous appelons aussi l’ONU à enquêter sur les autres massacres, tueries, pillages, viols massifs et autres crimes et violations des droits humains qui ont eu lieu au Congo entre juillet 2003 et août 2010 et en punir les auteurs. Nous pensons ici au massacre de plus de 300 civils à Kinshasa le 22 août 2006 lors de l’attaque de la résidence du vice-président Jean Pierre Bemba; au massacres des membres de Bundu dia Kongo du 31 janvier au 2 février 2007 et qui avait fait, selon plusieurs témoignages, plus de 1.000 morts, au massacre des membres de la garde rapprochée du sénateur Jean Pierre Bemba et de plusieurs civils à Kinshasa du 22 au 24 mars 2007 et qui avait fait plus de 1.000 morts.

Les congolais doivent aujourd’hui travailler ensemble pour exiger qu’un tribunal pénal international pour le Congo soit institué tel que décidé au Dialogue inter-congolais. Ce tribunal devra juger cette cohorte de criminels qui ont occasionnés la mort de plus de 7 millions de congolais. S’il y a eu un tribunal spécial pour le Rwanda, pour la Siéra-Leone et pour l’ex. Yougoslavie, il n’y a pas des raisons pour qu’il n’y en ait pas un pour le Congo. Les congolais devront continuer à se battre pour obtenir l’institution d’un tribunal spécial pour le Congo pour juger les crimes commis dans ce pays. Comme pour le cas des pays cités ci-haut, la justice est indispensable au retour de la paix dans notre pays et dans l’ensemble de la sous région des Grands lacs. Les Congolais ont besoin de connaitre le rôle que le criminel qui se fait appeler ‘Joseph Kabila Kabange’ a joué dans les massacres de Mugunga, Kasese, Shabunda, Kalima, Amisi, Tingi-Tingi, Bengamisa, Ubundu, Boende, Mbandaka, Bolenge, Iyonda, Wendji etc. Ce tribunal que nous appelons de tous nos vœux permettra de mettre la justice au service de la réconciliation nationale et internationale et de mettre fin à la culture de l’impunité, de la mort et du sang, au faux et usage des faux, à l’imposture, au projet de balkanisation du Congo et aux pillages des ressources naturelles du pays par ses voisins avec le soutien des pays occidentaux.

La Justice doit Agir Maintenant et Vite

Pour protéger le peuple congolais des meurtres que le Pol Pot africain appelé ‘Joseph Kabila’ et ses associés peuvent encore commettre et pour éviter que ce sinistre personnage n’applique la politique de la terre brûlée dans notre pays, nous demandons à l’ONU de procéder urgemment à l’arrestation, à titre préventif, de tous ceux sur qui pèseraient de lourdes présomptions de culpabilité dans ces massacres et ces tueries jusqu’au prononcé du jugement afin d’éviter qu’ils ne puissent effacer les traces de leurs crimes, intimider ou tuer les témoins qui sont disposés à témoigner contre eux. La justice a urgemment l’obligation de retirer de la circulation ces délinquants, ces criminels qui terrorisent, torturent et tuent la population congolaise tous les jours sous un silence ahuri de la communauté internationale. La justice est appelée a en faire des prévenus en les mettant hors d’état de nuire en attendant qu’ils aient le temps de prouver leur innocence devant des tribunaux justes et impartiaux.

Nous exigeons aussi immédiatement l’arrestation, l’incarcération, et le jugement de tous les associés de ‘Joseph Kabila’ dont Nkunda Batware, Bosco Ntaganda, Azarias Ruberwa, le général John Numbi, le général Bisengimana, le général Denis Kalume, le colonel Raus Chalwe, le colonel Daniel Mukalay, les tueurs spécialisés de l’A.N.R. comme Kalev Mutond, le général Amisi Tango Fort ainsi que plus d’une vingtaine de civils bombardés Généraux au sein des FARDC qui avaient servi au sein du RCD et du CNDP qui sont des héritiers de l’aile extrémiste de l’AFDL et qui ont gardé des liens permanents avec Paul Kagamé qui est le principal accusé dans ce rapport de l’ONU. Agir contrairement à cette tradition juridique serait suicidaire pour l’ONU lorsque l’on sait que l’ancien président yougoslave était immédiatement arrêté et retiré de la circulation lorsque les allégations des massacres à Srebrenica étaient connues. Soutenir le contraire serait injuste pour la RDC lorsque l’on constate que ces criminels continue à superviser le pillage des ressources naturelles du pays et est à la tête d’une armée incontrôlée qui continue à tuer, à piller et à violer massivement les congolaises à travers le pays.

Appel international à se désolidariser des tueurs des Grands Lacs

Ce rapport de l’ONU va sûrement changer la donne politique et stratégique dans la région des Grands Lacs qui est actuellement dominée par le mensonge, la falsification, les faux et usage des faux et la maffia. Il est donc grand temps pour que tous les parrains internationaux de Paul Kagamé et de ‘Joseph Kabila Kabange’ se dissocient de leurs poulains pour qu’ils ne se retrouvent, le moment venu, devant des courts et tribunaux pour association des malfaiteurs et association aux crimes de guerres, aux crimes contre l’humanité et aux crimes de génocide. Toutefois, tôt ou tard, il sera possible que les différentes personnes et institutions qui ont soutenu les massacres, les tueries, les viols et les pillages au Congo soient appelées devant des instances judiciaires pour livrer leurs versions des faits sur ces actes ignobles qui ont endeuillé, déstabilisé et conduit à la ruine totale un pays depuis des décennies, qui ont arrêté l’élan du développement humain et hypothéqué l’avenir de toute une nation pour des décennies à venir.

En obtenant des arrestations, des jugements et le cas échéant, des condamnations contre ces criminels, les Congolais de tous les horizons et de toutes les tendances politiques honoreront la mémoire de Kimpa Vita, de Simon Kimbangu, de Patrice Emery Lumumba, de Pierre Mulele, du Cardinal Malula, de Mgr Kataliko, du Cardinal Etsou, de Floribert Chebeya et de tous les autres compatriotes qui ont donné leurs vies pour voir le peuple congolais vivre dans un pays libre, juste et prospère.

Dr Guillaume Iyenda, PhD.
Londres, Royaume Uni