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Il avait quitté la République démocratique du Congo quelques temps au lendemain de l’assassinat de son père et de l’avènement de celui qu’il appelle Joseph Hyppolite Kanambe en 2001. Direction : Afrique du Sud où il a passé 9 ans d’exil en vue de combattre politiquement Joseph Kabila et son pouvoir d’essence étrangère.

Après 9 ans d’exil au pays de Nelson Madiba Mandela, où il avait même créé un parti politique, Etienne Kabila, fils ainé de feu Laurent-Désiré Kabila, est rentré, à la surprise générale, depuis quelques mois au Congo en vue de combattre Joseph Kabila, cette fois militairement.

Pourquoi ce changement de stratégie ? Etienne Kabila que Congoone a pu joindre de son maquis a répondu à notre préoccupation et souhaité que ses coordonnées (00243993168007 ; etkabila2000@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ) soient  portées à la connaissance de tous pour ôter le doute aux  incrédules qui douteraient encore de son retour au Congo et de sa présence au front.

Quand bien même il préfère agir au lieu de se confier à la presse, Etienne Kabila a daigné laconiquement répondre à certaines de nos questions. Lisez plutôt !

Congoone : Etienne Kabila Taratibu, comment vous portez-vous et où vous trouvez-vous pour le moment ?

Etienne Kabila : je me porte comme un charme, mais mentalement et moralement je suis très malade parce que le Congo mon pays va très mal et le peuple congolais s’est résigné et attend le second hold-up électoral après celui de 2006. Pour le moment, je me trouve bien au Congo. C’est tout ce que je peux dire pour le moment. Vous en avez la preuve parce que vous avez pu me joindre et vous avez mon accord pour communiquer mes coordonnées à mes compatriotes qui doivent savoir que je suis sur le terrain pour affronter Kanambe au moment où plusieurs opposants de la diaspora ont investi l’internet, ils sont devenus journalistes et vous font même une concurrence déloyale au lieu qu’ils investissent le terrain de la lutte militaire qui est le seul langage que Kanambe peut comprendre.

Congoone : Vous êtes au front depuis quelques mois. Pourquoi ne pas vous inspirer de la révolution tunisienne qui a chassé pacifiquement Ben Ali ? En Egypte, Moubarak acculé par la pression populaire vient d’annoncer qu’il ne se présenterait pas aux élections de septembre prochain, le président du Yémen vient de prendre le devant en annonçant aussi qu’il ne se représenterait pas. Pourquoi ne pas s’inspirer de ces exemples pour faire l’économie des malheurs que pourrait provoquer la lutte armée ?

EKT : La lutte armée est le seul recours pour un peuple opprimé. Joseph Hyppolite Kanambe est un tutsi rwandais avec une culture de sang. Il me semble qu’appeler le peuple congolais dans la rue serait l’exposer aux tirs des mercenaires de Kanambe qui n’hésiteraient pas à tirer dans la foule à balle réelle. Je ne pense pas qu’il soit très intelligent d’exposer ainsi notre peuple. Vous avez cité le cas de l’Egypte, je vous fais remarquer que l’armée égyptienne a protégé son peuple parce qu’elle est issue de ce peuple, ce qui n’est pas le cas des mercenaires rwandais et tanzaniens qui constituent l’essentiel de la garde prétorienne du fils de Christopher Kanambe. Bon, je ne vais en dire plus. Mais je vais quand même vous révéler que Kanambe avait signé mon arrêt de mort pour au plus tard le 31 décembre 2010. C’est en prenant en compte cette menace que j’ai décidé de rentrer au Congo pour combattre cet ennemi de notre nation sur le terrain. Et je n’ai pas peur parce qu’il ne porte pas le souffle de ma vie.

Congoone : Etienne Kabila, vous êtes rentré au Congo pour mener la lutte sur le terrain et vous savez que beaucoup d’autres congolais mènent aussi leur combat politique à partir de l’étranger. On peut supposer que les uns et les autres vous avez des contacts ?

EKT : Je crains de vous décevoir, mais je vais vous dire le fond de ma pensée. Quand j’étais encore au pays de Madiba, je lisais sur Congoone, pour ne citer que votre journal en ligne, des articles de certains leaders d’une opposition dite politico-militaire qui résident en Occident depuis plus d’une décennie. J’ai malheureusement noté que leur action se résume au verbe. J’ai la conviction que c’est leur seule manière d’exister politiquement. Je suis convaincu que notre peuple ne croit plus en ces « généraux » sans troupes qui se complaisent dans leur confort en Europe et attendent que Kanambe les invite à la mangeoire. J’avais quelques contacts avec certains compatriotes dont le comportement ne me déçoit pas personnellement mais déçoit profondément notre patrie. Plusieurs qui se disent politiciens ou politico-militaires le sont pour rire. Ils se contentent de manger du bifteck en Occident oubliant qu’on peut en avoir plus chez nous si on s’organisait. Plus d’une fois je les ai exhortés pour mener un combat offensif au pays, eux préfèrent ouvrir des chaines de radio et de télévision en Europe. Pour quel objectif ? Plus que déplorable, tous se font appeler nationalistes alors qu’ils ne le sont pas. J’ai vite réalisé que dans leur grande majorité, ils sont plus bavards, théoriciens que praticiens. C’est pourquoi je ne m’intéresse plus à eux. Voilà tout !