Chapitre 2 : Une série d'échec

C'est suite aux événements que je vais vous relater dans ce chapitre que le doute s'est emparé de moi. Il y avait en effet une contradiction entre les affirmations du professeur et la réalité quotidienne. Par exemple le professeur me disait souvent que notre puissance était le summum de toutes les puissances, du fait qu'elle était divine.
Pour mieux comprendre la pensée du professeur, je vous donne dans l'ordre chronologique les grades existant au sein de la secte dont je faisais partie. Dans l'ordre croissant, nous avons: élève, diplômé, professeur, docteur et enfin dieu ou déesse.
A partir du grade de docteur jusqu'à celui de dieu ou de déesse, la mort physique n'existe pas. Si le sujet veut quitter ce monde pour aller dans d'autres dimensions, on l'endort en utilisant certains onguents magiques. Le coeur et la respiration s'arrêtent. Son corps est vite acheminé au cimetière. Là, il reprend vie et continue d'exister pour "secourir", les adeptes qui appel à lui, c'est-à-dire ceux qui l'invoquent à travers le monde. Pour passer d'un grade à un autre, il y a des normes à remplir des tests, des épreuves et parfois du temps à passer. Puisque notre Maison traitait avec une déesse, notre puissance était de loin supérieure à celle d'autres Maisons.
Suite aux échecs que vous aurez donc à lire dans ce chapitre, je me mis à penser sérieusement à ma vie et à mon avenir. Je connus plusieurs échecs dans mes pratiques magiques, causés par la puissance qui réside dans le Nom de JÉSUS, et par la protection dont bénéficient tous ceux qui croient en Son Nom, JÉSUS, le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, mon Sauveur personnel. Je ne vais vous relater que cinq de ces échecs.
L'argent béni
Il arrivait parfois que je me rende à des réunions de prières. Je m'y rendais non pas pour prier, mais pour me divertir ou pour m'amuser. Souvent, j'y allais pour admirer les belles filles. Aucun doute n'était permis pour moi, Dieu n'existait pas, c'était un fait certain. D'après le professeur, tous ceux qui prient mourront pauvres! Partant de ma propre expérience, je donnais raison au professeur.
Je me disais que j'obtenais tout ce dont j'avais besoin, sans pour autant recourir à Dieu ni déployer d'efforts. Or la Bible déclare ceci : C'est à la sueur de ton front que tu gagneras ton pain (Gen. 3:17). Que celui qui ne travaille pas ne mange pas non plus (1 Thess. 3:10).
Mais moi, en ce temps là, je ne connaissais pas la parole de Dieu, la Sainte Bible. Un dimanche, j'allai assister à un culte protestant, il y avait beaucoup de fidèles et les offrandes avaient beaucoup rapporté. L'idée de voler l'argent de l'offrande germa dans mon esprit. Avant même que l'on ait compté les offrandes, "le tube magique" m'avait révélé la somme totale, soit 100.000 zaïres. Je me dis que le coup en valait la peine, et qu'il fallait me procurer cet argent.
Je mis l'argent dans le "tube magique" pour ne pas le perdre de vue. Un objet mis sous le contrôle du tube magique ne peut jamais être perdu de vue, quels que soient les itinéraires empruntés par la personne qui le possède.
Je comptais m'emparer de cet argent à la fin culte. Je sortis de l'église pour mieux me concentrer, et pour déclencher le procédé me permettant d'obtenir l'argent. Après avoir tracé le cercle magique, selon les instructions de mon professeur, je fis les 50 pas réglementaires, et je me mis à réciter certaines incantations magiques appropriées.
Après avoir fait tout cela avec la précision et la finesse voulues, je commandai à l'argent de venir dans mon sac. C'est une façon de parler, car, en réalité, c'est plutôt aux esprits servants que j'avais donné l'ordre de m'amener l'argent. Après un bref coup d'oeil dans le Sac, je m'aperçus que ce dernier ne contenait pas l'argent. Je me dis: " L'erreur est humaine ! ". Je m'étais peut-être trompé, où j'avais oublié de dire certaines phrases importantes. Il fallait recommencer. Je répétai 21 fois la même opération, mais sans succès. Quel fut mon étonnement de constater pareille chose, pour la première fois de ma vie! Une folle angoisse s'empara de moi. En mon for intérieur, je me dis que peut-être, j'avais fauté quelque part, et que c'était pour cela que les esprits ne m'obéissaient plus.
Mes chers frères et soeurs en Christ, mon angoisse était justifiée, car, dans ce genre de choses, l'échec n'est pas tolérable, surtout que notre Maison traitait avec une déesse. Pour en avoir le coeur net, je me dis qu'il était bon d'informer le professeur.
Je téléphonai avec précipitation au professeur, et le mis au courant de toute la situation. Alors que je m'attendais à une réprimande de la part du professeur, ce dernier, comme s'il ne voulait pas exprimer son idée à fond, me déconseilla de continuer l'opération, et il insista. En réalité, cette interdiction me plut, mais ne calma pas ma curiosité pour autant. Je voulais savoir pourquoi le professeur m'interdisait de continuer l'opération, alors que je l'avais tentée 21 fois sans succès.
Pour toute réponse, le professeur me dit: Cet argent ne peut venir et ne viendra jamais puisqu'il est béni. L'argent béni ne peut pas venir. Il continua: Toutefois, si tu as besoin d'argent, tu peux tenter cette méthode auprès des banques et des magasins, mais pas dans les églises.
Mes bien-aimés dans le Seigneur JÉSUS, notre Seigneur nous recommande de ne pas nous amasser des trésors sur la terre, où la teigne et la rouille détruisent, et où les voleurs percent et dérobent. Il nous conseille plutôt d'amasser nos trésors dans le ciel (Mat. 6:19-20).
Cette réponse du professeur éveilla en moi une crainte et un grand doute. Je voulus lui poser plusieurs questions, entre autres:
- Pourquoi l'argent béni ne pouvait pas répondre à notre appel?
- Pourquoi m'interdire de poursuivre l'opération?
- Avait-il peur lui aussi de quelqu'un ou de quelque Chose?
Pour que le professeur ne se rende pas compte de ma peur, je ne lui posai aucune de ces questions. Il n'empêche que cet incident me fit très mal au coeur. Je me sentis frustré qu'il y ait une puissance au-dessus de La notre. C'était cette puissance qui avait empêché l'argent d'obéir à mon appel (Es. 8:10). Je me demandais quelle était donc cette puissance, puisque la notre était divine.
Secret du nom de JÉSUS
Après ma deuxième randonnée au pays de la déesse Maharashathie, je vous rappelle que mes attributions de "lier" les talismans. Ce jour-là, les commandes nous étaient parvenues de partout. Il y avait abondance de travail. Je ne pouvais pas tous traiter ces talismans la nuit, vu le peu de temps dont je disposais. J'en liai une partie pendant le jour dans le cimetière situé non loin de la cité. Je me rendais parfois au cimetière pendant le jour, mais après m'être rendu invisible, et chaussé de pantoufles pour ne pas faire de bruit sur mon passage.
J'étais accompagné de deux amis. Pour ne pas attirer l'attention des curieux, nous travaillions en silence. D'habitude, lorsque nous procédions à ce genre d'activités, nous étions illuminés par une lumière. Cette lumière ne provenait d'aucune source lumineuse visible. Or, non loin de là, se trouvait un groupe de jeunes gens qui s'étaient réunis pour la prière. Je n'avais pas soupçonné la présence de groupe, du fait qu'il se trouvait un peu à l'écart, dans une maison.
A un certain moment de leur prière, un jeune avait haussé la voix et dit: Je prends autorité sur toute emprise de Satan en ces lieux. Je brise toutes les chaînes du diable, et je proclame la délivrance en ce lieu au Nom de JÉSUS !
Juste après ces paroles, la lumière qui nous éclairait disparut. Je ne fis aucun rapport entre la disparition de notre lumière et la déclaration du jeune garçon. Quelques minutes plus tard, environ cinq minutes, la lumière reparut.
J'oubliai cet incident, et je me replongeai dans ma tâche. Néanmoins, par mesure de prudence, à l'aide du tube magique, j'explorai les environs dans le but de découvrir un imposteur éventuel. Mats cette inspection s'avéra sans résultat, car, à part le groupe d'enfants qui priaient, le tube magique ne décela rien d'autre. Quelques instants après, poussé par je ne savais quelle force, le même jeune garçon éleva la voix pour la seconde fois et dit:
- Vous, oeuvres sataniques, vous, esprits des ténèbres, je vous donne l'ordre de quitter ce lieu et de vous en aller dans l'abîme réservé pour vous depuis le temps, au Nom de JESUS-CHRIST!
Tout comme pour la première fois, notre lumière s'était éteinte, cette fois pour de bon. Après avoir longuement attendu, je me dis qu'il était préférable de neutraliser ce groupe de jeunes gens en prière, et que c'était peut-être d'eux que provenaient ces disparitions de notre lumière, car un deuxième examen par le tube magique n'avait révélé que ce groupe dans les parages.
Je vous fais remarquer qu'avant de me décider à maîtriser ces jeunes garçons en prière, je fouillait à l'aide du tube magique chacun des participants, dans le but de déceler une force ou une puissance quelconque. Mais mon examen s'avéra nul. C'était seulement par mesure de prudence que je voulais maîtriser ces jeunes gens. Je voulais seulement les endormir et non leur causer du tort. Après tout, ils n'étaient que des enfants. Muni de mon tube magique, je m'approchai du groupe. Il y avait un banc qui traînait par là. Je m'y assis afin de me concentrer pour entamer la prière de l'hypnose magique. Les amis avec lesquels je travaillais s'étaient aperçus de mon absence prolongée et s'étaient mis à ma recherche. Ils me trouvèrent écroulé sur le banc, les jambes écartées et pendant jusqu'à terre, le tube magique gisant au sol, non loin de ma main droite. Je dormais profondément en ronflant. Mes amis me réveillèrent et m'expliquèrent l'état dans lequel ils m'avaient trouvé.
Le récit de mes amis m'incita à une réflexion séreuse. La question qui me tourmentait le plus était celle de savoir avec quelle puissance ces petits enfants m'avaient endormi. Moi, je ne leur voulais aucun mal, sinon les endormir, le temps de terminer tranquillement mon travail. Comment avaient-ils détecté mes intentions et agi aussi rapidement, sans que je puisse me défendre? Ils devaient donc détenir une puissance plus grande et plus efficace que la notre.
Si quelqu'un m'avait poignardé, alors que j'étais allongé sans connaissance, je serais mort comme n'importe qui du commun des mortels. Moi, Lisungi Mbula, serviteur de la déesse Maharashathie, diplômé de haute magie indienne, dépositaire du pouvoir divin du grand Ashanti, étendu sur un banc sans connaissance...! Les paroles du professeur me revinrent à l'esprit: " Tu seras protégé contre tout ennemi tant visible qu'invisible… "
Le groupe des jeunes gens avaient terminé leur prière et étaient partis depuis longtemps de l'endroit où ils se trouvaient. Il n'y avait plus moyen de les atteindre pour leur poser quelques questions. Ce fut à ce moment-là seulement que je réalisai que c'était suite à la prière du jeune garçon que nos lumières avaient disparu. Le doute qui avait pris naissance dans mon esprit se concrétisa petit à petit. Malgré les affirmations du professeur, notre puissance n'était pas la plus grande. Au-dessus d'elle, il y avait une autre puissance plus grande. C'était elle que possédaient le groupe de jeunes gens dont l'un m'avait ridiculisé. Que dit la Bible à ce propos?
Vous, petits enfants, vous êtes de Dieu, et vous les avez vaincus, parce que celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde (1 Jean 4:4).
Et encore:
Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle, tu as fondé ta gloire pour confondre tes adversaires, pour imposer le silence à l 'ennemi et au vindicatif (Psaume 8:3).
Hosanna!
La fuite des Felbuss
Un autre jour, trois étudiants de l'université de Kisangani (UNIKIS), pour présenter une session d'examens eurent l'idée de recourir à certaines notions élémentaires de la magie. Ils achetèrent des cigarettes "Zaïre Légère", les trempèrent dans du parfum "Soudan", et les séchèrent au soleil pour les fumer à minuit. A l'heure dite, ils partirent nus au croisement des chemins pour rencontrer des esprits.
Il était minuit passé. Je me rendais au cimetière comme d'habitude pour me restaurer et me divertir. D'habitude, les personnes qui pratiquent ces choses se rendent invisibles. Souvent, pendant le jour, lorsque je me rendais au cimetière, je me rendais invisible, mais, la nuit, je ne voyais vraiment pas la nécessité de le faire. Seulement, s'il y avait des personnes à l'entrée, je "disparaissais," ou je patientais jusqu'à leur départ et j'entrais (voir plus loin "le monde du cimetière, Chap. 3).
Ce jour-là, je croisai les trois étudiants à la bifurcation. La vue de ces jeunes gens à pareille heure et dans un tel endroit me fit sourire. Je m'approchai d'eux et leur demandai, pour plaisanter, s'ils n'avaient pas peur de se promener à une heure aussi tardive de la nuit. Les jeunes gens, peu coopératifs, me firent cette réponse:
- Vieux, s'il est réellement question d'avoir peur, c'est toi qui devrais en principe avoir plus peur que nous, du fait que tu es seul. Nous, on est trois!
Je ne pouvais pas leur dire que je n'étais pas seul, et qu'il y avait avec moi toute une légion d'esprits servants pour me protéger. Alors j'ai continue ma route vers le cimetière en leur souhaitant bonne chance dans leur entreprise.
Un peu plus loin, toujours sur ma route, j'ai croisé trois êtres immondes, trois monstres d'une laideur parfaite. Les mots me manquent pour vous décrire la forme ou l'aspect qu'avaient ces esprits. Je ne peux les comparer à aucune créature de notre monde, du fait que les éléments de comparaison me manquent. La vue de ces êtres immondes donne la nausée.
A la vue de ces esprits, une peur m'envahit et je voulus fuir. Oui! Je voulus fuir, car, malgré tout le temps que j'avais passe dans la magie, je n'avais jamais vu d'esprits aussi laids et répugnants. Mais, me rappelant que j'étais détenteur de la protection du divin Ashanti, j'ai changé de dimension: j'ai utilisé une capacité acquise par mes pratiques de spiritisme, celle de devenir un esprit supérieur.
Chers frères et soeurs en Christ, je vous rappelle que j'avais dépassé le stade de la magie ordinaire. Mon initiateur me considérait comme son fils, et m'avait ainsi transmis beaucoup des connaissances qu'il détenait. Ces connaissances, en principe, exigent des sacrifices humains. Mais, pour mon cas précis, je les recevais gratuitement de mon professeur. C'est ainsi qu'après la magie ordinaire, j'ai fait de l'occultisme, du spiritisme, et enfin de la haute magie. J'étais le seul Diplômé au service de la déesse pour toute la Région de l'Est du Zaïre.
Après avoir changé de dimension, je devenais capable d'imposer ma volonté à des esprits inférieurs tels que ceux qui se trouvaient en ma présence. Je m'approchai d'eux et leur barrai le passage. Je voulais savoir qui ils étaient et où ils allaient, du fait que leur présence ne m'avait pas été signalée. En qualité de Diplômé pour toute la Région de l'Est, il était de mon droit que l'on me tienne informé de toutes les allées et venues des étrangers dans ma juridiction administrative.
Les esprits immondes me firent cette réponse:
- Nous sommes des Felbuss, de la famille du prince Belzébut. Depuis longtemps, nous habitons cette zone, dans le quartier Rwapo, ici à Kisangani. Nous partons répondre à l'invitation des amis.
Ils ne pouvaient pas me mentir, car je dominais leur volonté. Mais le quartier dans lequel ils prétendaient habiter n'existait pas à Kisangani. Devant ma perplexité, ils s'impatientèrent et voulurent aussi savoir qui j'étais. Je leur déclinai à mon tour mon identité: Mon nom est Lisungi Mbula. Je suis Diplôme, au service de la déesse Maharashathie de l'Inde.
A mon annonce du nom de la déesse, le climat de méfiance qui régnait déjà au milieu de nous se dissipa et ils me confièrent confidentiellement: Nous sommes pressés. On nous attend, et le temps passe. Nous sommes aussi au service de la déesse. Si tu veux de plus amples informations sur nous, téléphone-nous demain à minuit à ce numéro: 0001-Tchao!
J'interrompis mon envoûtement. En d'autres termes je les libérai et ils s'en allèrent. Peu après leur départ, je me souvins des trois étudiants qui semblaient attendre la visite de quelques esprits. J'établis une relation entre ces trois étudiants et les esprits immondes. Je décidai de vérifier si mon intuition était juste. D'ailleurs, je n'avais rien à perdre. J'avais vu juste. En effet, les Felbuss se dirigeaient dans la direction où se trouvaient les trois étudiants.
Lorsque ces esprits arrivèrent dans le champ visuel des trois étudiants, ces derniers n'eurent pas le courage de faire face aux Felbuss et s'enfuirent. Je ne les condamne pas d'avoir fui, en tous cas, car les Felbuss sont ignobles et laids avoir. Personne ne peut supporter de les regarder ou de s'approcher d'eux, sans éprouver un grand effroi. D'ailleurs, c'est comme s'ils répandaient la terreur sur leur passage. La preuve était que moi-même, si n'avais pas eu mes capacités surnaturelles, j'aurais fait comme eux.
L'un des trots étudiants en fuite trébucha et tomba. Se sachant perdu, il fit cette prière: Seigneur Jésus, je reconnais avoir péché contre Toi. Pardonne mon péché, Toi le Miséricordieux! Sauve moi, sois ma lumière et ma force!
A la suite de cette courte prière, il se produisit quelque chose d'extraordinaire. Les Felbuss, venus d'une seule direction, s'enfuirent chacun pour soi, dans trois directions différentes. Je ne compris pas pourquoi ces êtres immondes s'enfuyaient ainsi. Je les interpellai pour leur dire de ne pas avoir peur de ces enfants. Je leur criai: " Ce ne sont que des enfants! ". Mais aucun d'eux ne m'entendit ou ne voulut m'entendre. Alors je continuai à crier, tout en courant derrière eux: " Ce ne sont que des enfants! Ils ne sont rien! Ils sont inoffensifs! "
Ils entendaient très bien mes paroles, mais aucun d'eux ne s'arrêta. Leur fuite excita encore davantage ma curiosité. Pour la seconde fois, je changeai de dimension, et parvins à neutraliser l'un des trois fuyards. Je l'obligeai à m'expliquer la raison de leur conduite subite. Il tenta sans succès de fuir à plusieurs reprises, puis m'expliqua ceci, à contre-coeur:
- Nous venions répondre à l'invocation de ces trois étudiants que tu as vus nous attendre. Lorsqu'ils nous ont aperçus, us ont pris la fuite. Alors nous nous sommes fâchés, parce qu'ils nous avaient dérangé pour rien. Nous nous apprêtions à les punir, quand l'un d'eux, celui qui est tombé, a appelé quelqu'un à son secours. Ce quelqu'un-là n'aime pas que l'on touche à ses protégés. Du fait que l'autre avait fait appel à lui, il devait venir. Et, en venant, il nous aurait attrapés et nous aurait mis dans un gouffre sans fond... Comment y aurions-nous vécu? C'est ça la raison de notre fuite précipitée. D'un coté, c'est de notre faute. Nous aurions dû savoir si ces personnes collaboraient avec l'autre. Mais nous sommes quand même venus, et maintenant voici la conséquence. En tous cas, si nous avions su qu'ils collaboraient, nous ne serions pas venus!
Je remarque qu'au moment où le jeune étudiant avait fait sa prière, je ne l'avais pas entendu, du fait que j'étais un peu à l'écart. J'interrogeai le troisième Felbuss pour savoir qui était celui dont le seul nom, prononcé cette nuit-là par un étudiant, avait fait fuir ces Felbuss dont j'avais moi-même eu peur.
-Quel est le nom de ce " quelqu'un? "
- Son nom est…est… " LE ROI DE TOUT ESPRIT. "
- Son nom?
-…JESUS...
Le Felbuss paraissait très mal à l'aise et très fatigué en prononçant le nom de JESUS. Il voulait se sauver au plus vite de l'endroit où nous nous trouvions. Je le relâchai et il s'en alla tout malheureux. Aucun doute n'était plus possible pour moi. La puissance de JESUS surpassait toute autre puissance. Sinon, comment expliquer qu'un nom prononcé tard dans la nuit par un profane puisse mettre en fuite des monstres dont la seule vue incite à la réflexion? Deux de ces trois étudiants devinrent fous, ils ne se présentèrent même pas aux examens.
La Parole de Dieu dit bien: Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé (Actes 2:21).
La chanson des pigeons sauvages
Si des magiciens lisent mon témoignage, la plupart découvriront des faits qui dépasseront leur entendement. Dieu a permis que ces choses soient connues afin que certains ne disent pas que Dieu ne pardonnera jamais. Non! Dieu est miséricordieux, et Il attend que tu suives mon exemple, que tu te repentes, toi, pécheur, que tu te convertisses, et que tu acceptes pour toute ta vie le Seigneur JÉSUS comme seul Sauveur, afin que tu sois sauvé. Dans le cadre de nos travaux de recherche dans l'occultisme, le professeur nous avait commandé d'acheter des chats dont le pelage était soit blanc sans tache, soit noir sans tache aussi. Nous immolions ces chats et nous prélevions certains de leurs membres, qui pouvaient nous servir pour la composition de certaines substances nécessaires au renforcement de nos pouvoirs magiques.
Nous nous servions du liquide contenu dans les yeux des chats pour composer un ingrédient qui, consommé, nous donnait la possibilité de comprendre le langage des animaux. Nous étions capables de comprendre comment les poules pouvaient injurier les femmes qui les chassaient quand elles voulaient balayer la cour, ou quand elles becquetaient les graines exposées au soleil.
De telles scènes étaient nombreuses. Les gens nous voyaient parfois rire sans raison apparente et nous traitaient de fous ou de fumeurs de chanvre, alors qu'en réalité nous étions témoins d'un fait comique. Toutefois, il nous était catégoriquement interdit de dévoiler aux profanes le secret de nos rires, sous peine de devenir fous. Non seulement le secret de nos rires, mais aussi rien de ce qui se déroulait ne devait être révélé aux profanes. Il est dit dans la Kabbale: "Celui qui ose faire ces choses doit se taire."
Nous avions l'habitude de nous retirer chaque année dans des lieux calmes pour étudier les phénomènes de la terre, dans le but de prévoir les événements présents. Nous nous servions des faits passés pour sonder l'avenir, en les comparant à certains événements. Nous expédions les résultats de nos travaux à différentes Maisons européennes, qui les utilisaient dans leurs rubriques " Horoscope. "
Toujours dams le même ordre d'idées, et poussé par la curiosité, j'avais calculé mon propre signe astrologique, communément appelé horoscope. Aidé par le professeur, mes calculs avaient donné que je mourrais à l'âge de 97 ans. Nous avions poussé les calculs pour savoir ce que deviendrait mon âme après ma mort. La réponse était qu'après ma mort, mon âme ira au cimetière de l'Université de Kisangani, et qu'elle travaillera au secrétariat situé au deuxième niveau. J'étais sûr de moi et j'étais content du fait que je serais dans ma ville natale, contrairement à mes amis, dont les calculs avaient donné que leurs âmes reposeraient, après leur mort, dans des cimetières parisiens ou londoniens.
Le moment de faire nos recherches arriva. Après avoir terminé les préparatifs, nous partîmes, le professeur, deux de mes amis et moi, à la recherche d'un endroit calme pour nos travaux de recherche. Nous arrivâmes au-dessous d'un grand arbre appelé en langue swahili: "Itume." Il faisait très chaud ce jour-là, et la marche nous avait fatigués. Nous nous arrêtâmes sous l'ombrage de cet arbre pour nous reposer. Le sommeil nous saisit, car nous avions décidé de nous reposer avant de commencer les travaux.
Alors que nous nous apprêtions à débuter nos travaux, nous entendîmes au-dessus de nos têtes une chorale qui interprétait une belle mélodie. Tout le monde resta calme pour admirer la beauté de la chanson. Son contenu était le suivant:
Nous, nous sommes bien.
Nous nous nourrissons sans peine.
Nous nous déplaçons avec aisance.
Nous vivons dans le calme et La paix,
A l'ombre des grands arbres.
A qui revient le mérite?
Que tous les mérites reviennent à Dieu,
Notre Créateur!
A qui? A Dieu, seul Créateur du ciel et de la terre.
A Lui la louange, l'honneur et la gloire à tout jamais!
Comparez ce cantique au cantique de Moïse (Apoc. 15:3-4).
Nos regards convergèrent tous vers l'endroit d'où provenait la mélodie qui nous avait charmés. Un soupir d'étonnement s'échappa de nos quatre poitrines quand nous découvrîmes la provenance de ces voix. Perches sur une branche, sept pigeons sauvages étaient les auteurs de ce beau texte (Psaume 150:6). Ce qui m'avait le plus étonné n'était pas que les pigeons puissent chanter, mais plutôt le contenu de leur chanson.
Chers frères et soeurs en Christ. Dieu parle de différentes manières. Mais, du fait que j'étais aveuglé, je ne pus pas voir la main de Dieu derrière les paroles prononcées par ces oiseaux. Pourtant, ce jour-là, je me désintéressai de la magie. Quelque chose en moi m'incitait à réfléchir: "Comment les animaux, les oiseaux, connaissent-ils l'existence d'un Dieu Créateur qu'il faut honorer, alors que moi, qui suis un homme, je ne sais pas le faire? " Je n'eus plus le courage de continuer mes recherches. Je rentrai à la maison et les autres me suivirent.
Sur le chemin de retour, je décidai d'abandonner la magie. Mais l'idée de mourir jeune me faisait peur. Je n'avais qu'une vingtaine d'années. Je décidai donc de les servir encore jusqu'à ce que j'aie 70 ans, puisque la totalité de mes jours était de 97 ans. Ainsi, après cet âge, lorsque je serai vieux, je pourrai commencer à prier. A cet âge-là, Si je devais mourir, je pourrais le faire sans regrets, du fait que j'aurais déjà vécu longtemps.
Plongé dans ces réflexions, j'arrivai abattu à la maison. Je partis directement me coucher, alors qu'il ne faisait pas encore nuit. A minuit, je ne partis pas au cimeterre pour manger comme d'habitude. Après minuit, des coups de téléphone vinrent de tous cotés: le maître du restaurant s'impatientait, à cause du repas qui refroidissait, et il voulait savoir si je ne venais pas manger. Mes petites amies me demandèrent s'il fallait qu'elles viennent me trouver à la maison, au cas où je tarderais à les rejoindre au cimetière. Des communications venant d'Europe réclamèrent les résultats de nos recherches de la journée, qu'il fallait expédier... Pour mettre fin à toutes ces questions, je débranchai mon téléphone.
Je ne demandai pas au professeur l'explication exacte des paroles contenues dans la chanson des pigeons sauvage. Tout d'abord, ces paroles ne nous étaient pas adressées. Même si cela avait été le cas, les oiseaux ne pouvaient pas savoir si leur message atteindrait son but, pour la simple raison qu'ils ne savaient pas que des humains comprenaient leur langue. Je me demandai si c'était un avertissement donné par quelque témoin caché. Mats non! Je ne voulais pas voir les choses sous cet angle.
La prière du vieux diacre
Comme je l'ai dit dans le chapitre précédent, le résultat de mon initiation à mes nouvelles fonctions s'était avéré concluant. Suite à ce résultat, le professeur me laissa diriger certaines opérations délicates, comme l'opération que je vais vous décrire dans les lignes qui suivent. II s'agit de la capture d'un esprit condamné. Il y avait un jeune homme qui, par l'intermédiaire de mon professeur, avait signe un contrat pour obtenir un porte-monnaie magique. Jour après jour, pendant six mois, le jeune homme trouvait chaque matin dans son porte-monnaie la somme de cinq mille zaïres. Il dépensait cet argent comme bon lui semblait, c'est-à-dire sans condition aucune. Ce jeune homme était riche.
Lorsque les six mois furent écoulés, un matin, il trouva dans son porte-monnaie, à la place où d'habitude il trouvait l'argent, une note ainsi écrite: "La personne qui recherchait l'argent pour te le rapporter est fatiguée après t'avoir servi pendant six mois. Veuille nous envoyer son remplaçant dans un bref délai." Cette note n'impressionna pas notre jeune homme. Il s'attendait à cette situation et s'était préparé en conséquence. Il s'y attendait, car lorsqu'il avait signé le contrat, tout lui avait été décrit en détail. Après lecture de la note. Il partit voir le professeur. Ce dernier le mit en rapport avec moi, nouveau Diplômé de la Région et serviteur de la déesse.
Je convoquai le jeune homme pour faire connaissance avec lui et pour une prise de contact. Lorsque le jeune homme vint, je sortis les documents qu'il avait donnés lors de son adhésion.... Ces documents comportaient les noms des différents membres de sa famille, en commençant par son père jusqu'au cadet de la famille. La première convocation avait pour but de demander au jeune homme de choisir un nom sur la liste en notre possession, ainsi que la cause de décès qui convenait le mieux pour sa victime, parmi toutes les causes possibles. Voici le dialogue qui s'ensuivit:
- Sur quel nom ton choix est-il tombé?
- Sur mon père.
- Pourquoi ton père?
- Qui d'autre voulez-vous que je sacrifie? Mon père est le plus âgé de toute la famille. Plutôt que de sacrifier quelqu'un qui n'a pas encore connu la vie, je préfère que ce soit mon père qui meure. J'ai comme principe que les plus âgés cèdent la place aux jeunes.
- En tous cas, tu te défends bien. Bon! Maintenant, tu vas choisir parmi ces différentes causes de décès que je vais t'énumérer, celle qui convient le mieux dans le cas de ton père. Voici la liste: mort par brûlure, mort par accident, mort par noyade, mort par affaiblissement d'une maladie, mort à la suite d'une bagarre, mort pendant le sommeil...
Avant de répondre, le jeune homme réfléchit: "Si j'opte pour une mort à la suite d'une maladie, peut-être que, lors de sa maladie, certains sorciers de la famille pourront voir que c'est moi qui suis la cause du décès de mon père. Non! Cette mort ne convient pas. Si j'opte pour une mort par suite d'un accident, le corps de mon père ne pourra peut-être pas être exposé lors du deuil. Son corps pourrait subir des dégâts, être abîmé ou écrasé, de telle sorte que son exposition ne soit plus possible. Non! Pas de mort par accident. S'il mourait à la suite d'une bagarre, cela impliquera des conflits éternels entre ma famille et celle de la personne qui se bagarrera avec lui. Non! En tous cas, pas cette mort. Alors... "
- Je veux que mon père meure dans son sommeil.
Je pris note des deux réponses données par le jeune homme, à savoir qu'il sacrifiait son père et qu'il voulait qu'on le trouve un jour mort dans son lit. Pour moi, son raisonnement était correct: "Il faut que les vieux cèdent la place aux jeunes."
Je le congédiai et pris rendez-vous avec lui pour le lendemain à 10 heures, pour la grande opération de capture en question. L'opération consistait à envoyer des esprits servants, et d'autres esprits déterminés chercher et ramener l'esprit de la victime, afin que ce dernier voie celui qui l'a fait convoquer, et accepte devant les témoins de signer un contrat pour servir la personne qui l'a fait convoquer. En d'autres ternes, la personne devait venir signer le contrat de sa propre mort.
C'était ma première opération de ce genre. Je mis de l'eau dans un bassin, à l'intérieur duquel je déposai un miroir magique. Tout autour du bassin, je disposai des livres de prières magiques. La salle était pleine des esprits errants et servants, qui étaient là pour la circonstance. A 10 heures précises, le jeune homme arriva. Je lui offris une place et il s'assit. J'étais capable de reporter l'opération ou de l'interrompre si je le voulais, car c'était moi qui commandais les opérations. Apres quelques minutes de concentration, je me mis à invoquer les esprits à haute voix. Je dis: " J'invoque les huit esprits soumis aux huit sous-princes. Je veux que vous me rameniez l'esprit de cette personne (nom de la personne), pour qu'elle accepte devant vous de travailler pour celui qui l'a désignée. " Après cette invocation, je citai les noms des huit sous-princes en question. Puis je regardai dans le miroir pour voir l'esprit de la personne en question venir répondre à mon appel.
Il se produisit alors sous nos yeux un événement qui dépassa notre entendement. Alors que je fixais des yeux le miroir placé dans l'eau, je vis apparaître un morceau de bois de la dimension d'un petit doigt. Peu un autre bout de bois apparut. Les deux morceaux de bois s'étaient unis pour former une croix. A l'intersection de ces deux morceaux de bois se mit à couler une substance liquide de couleur rouge comme du sang. Cette substance, en se diluant dans l'eau, rendit toute exploration du miroir impossible. Tous les esprits errants s'enfuirent à la vue de ce phénomène. Je jetai le liquide rouge qui se trouvait dans le bassin. Je remis à la place de l'eau propre, et replaçai le miroir dans le bassin. Il fallait donc recommencer l'opération avec d'autres données. Je doublai la puissance de la prière magique et prononçai ces paroles:
- Je vous invoque, vous les huit esprits sous-princes, car les huit esprits qui vous sont soumis ne sont pas efficaces. Je vous somme, par le nom ineffable……. de me ramener l'esprit de cet homme, afin qu'il vienne signer le contrat en votre présence. Je citai les noms de ces huit esprits sous-princes, ainsi que le nom de la victime. Après cela, je regardai intensément dans le miroir à travers l'eau du bassin. Cette fois, j'étais sûr de voir apparaître l'esprit du père du jeune homme qui se tenait à coté de moi. Au lieu de cela, je vis dans le miroir une grande étendue d'eau. Je scrutai le miroir pour essayer de distinguer le fond de cette étendue d'eau, mais mes efforts furent vains. L'étendue d'eau était sans fond. Cette profondeur rendait toute exploration impossible. On aurait dit une mer ou un océan.
Je perdis mon calme. J'étais ennuyé à l'idée d'essuyer un échec des ma première opération de capture de l'esprit condamné. Ce sentiment stimula en moi un certain entêtement. Je ne me décourageai pas pour tant. Pour la seconde fois, je jetai le contenu du bassin, sauf le miroir, bien entendu, et je remis une autre eau plus propre. Je triplai la puissance de la prière magique. Et je comptais passer à l'invocation des quatre esprits supérieurs, ou esprits méchants, lorsque l'idée me vint d'espionner d'abord l'esprit en question.
En effet, d'après mon professeur, certains sujets sont sous la protection de certaines "maisons." Pour capturer de telles personnes, il fallait les passer à l'examen du tube magique. Ce dernier avait aussi pour fonction de déceler la protection dont bénéficiait le sujet, ainsi que le degré de cette puissance protectrice, afin de l'évaluer en la chiffrant. C'est ainsi, par exemple, que si le degré de protection du sujet était de quatre, nous lui envoyions la même puissance, mais de valeur opposée, soit moins quatre. Quatre moins quatre égale zéro. L'individu se trouvait alors sans protection, et il était donc à notre merci. Nous pouvions faire de lui tout ce que nous voulions. Satan est comme cela! Avec lui, c'est la loi du plus fort!
Selon les enseignements du professeur au sujet des personnes qui font l'objet de l'opération de capture, elles semblent souvent rêver ou être mal à l'aise. Mais le cas du père de notre jeune homme me laissa perplexe. L'examen du tube magique me donna l'image d'un vieux papa en train de danser au milieu d'un groupe de personnes. Le tube magique ne me révéla aucune protection sur lui. Vous comprendrez qu'il n'y avait donc aucun moyen de le neutraliser, puisqu'il n'avait rien sur lui. Mais qu'est-ce qui l'empêchait donc de venir à notre appel? Un deuxième examen me donna l'image du vieil homme en train de récolter de l'argent au milieu d'un groupe de personnes. Je demandai au jeune homme qui était à côté de moi:
- Que fait ton père dans la vie?
Il répondit: Mon père est diacre dans une église protestante.
Un simple diacre ne pouvait pas résister à un dieu! D'où provenait donc cet échec? Je voulus téléphoner au professeur pour le tenir informé de la tournure des événements, mais je m'en abstins, me disant que si j'échouais à ma troisième tentative, alors je le ferai. J'invoquai donc les quatre princes méchants:
- Je vous invoque, vous les quatre princes méchants, afin de me ramener l'esprit de ce mortel. A moi ... . a moi ..., a moi ..., a moi ... ! Je vous invoque pour que vous me rameniez l'esprit de ce mortel, mort ou vif! Sauf dans un cas comme celui-ci, où la victime devait mourir le jour même, nous donnions souvent un délai allant de deux jours à trois mois avant que la victime ne meure, bien qu'elle ait déjà signé le contrat. Après avoir invoqué par leur nom ces quatre esprits méchants, je vis apparaître une main dans le miroir. Cette main tenait par trois de ses doigts un tout petit livre. Les esprits servants qui m'aidaient dans cette opération se demandèrent entre eux: "Cette main est-elle celle de la personne que nous attendons, ou celle du propriétaire du livre? Le petit livre en question était un Nouveau Testament, version Louis Segond.
Lorsque les esprits servants remarquèrent que le petit livre était un Nouveau Testament, ils s'enfuirent tous en me disant que le propriétaire de ce livre était toujours dans sa Parole. Ils s'enfuirent tous, me laissant avec le jeune homme. Ce dernier ne voyait pas les esprits. Du fait qu'aucun esprit n'était resté avec moi, il était pratiquement impossible de continuer l'opération. C'était un échec cuisant, et il fallait prévenir le professeur. (Voir Romains 8:31-37).
Le Jeune homme était toujours présent et avait suivi toute la scène. L'opération de capture de son père était un échec cuisant. La seule et unique possibilité qui restait a faire dans un pareil cas était de choisir une autre personne de la liste, mais en partageant en deux parties les années qui restaient à vivre au client. La première partie devait appartenir au client, et la deuxième à la "Maison".
C'est ce que j'expliquai au jeune homme: Tu sais que tu devras vivre 94 ans. Nous allons soustraire ton âge actuel du nombre de tes années, et nous diviserons la différence par deux. Tu dois donc vivre encore pendant 36 ans et 6 mois, puisque tu as 21 ans. Première moitié sera pour toi, et la seconde partie pour nous, après quoi tu pourras aller te reposer pour de bon. Toutefois, avant de procéder au partage des années, je me fixe encore un délai de trois jours pour essayer de capturer l'esprit de ton père. Si je réussis, tu vivras, mais, dans le cas contraire, nous exécuterons le plan que je viens de te décrire. Puisque tu es encore présent, tu peux signer d'avance le contrat, pour prouver que tu es d'accord avec le partage des années.
Le jeune homme signa pour approuver sa propre mort dans 36 ans et 6 mois, dans le cas où j'échouerais. La situation de ce jeune homme m'avait beaucoup peiné. A mon avis, il était normal que le vieux diacre meure à la place de son fils, parce que le vieux avait fait son temps, alors que le jeune avait toute la vie devant lui. Je promis au jeune homme de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour le sauver. Je savais d'avance que la "Maison" n'attendrait pas pendant 36 ans pour rappeler 1e jeune homme. Je le savais.
La nuit, avant d'aller au cimetière, je me rendis invisible, et je passai à la maison du vieux diacre pour l'espionner. Aidé par les esprits errants, je fouillai de fond en comble le domicile du vieux diacre, dans l'espoir de dénicher une protection quelconque, un fétiche ou un talisman... Toutes nos recherches furent vaines. Alors, tapi dans un coin de la chambre à coucher du vieux diacre, j'attendais son retour pour le surveiller avant qu'il ne s'endorme. Je persistais à croire que le vieux cachait une protection occulte qui n'était pas détectable au tube magique, et qu'il conservait soigneusement. Car sa qualité de diacre ne pouvait pas à elle seule le protéger contre l'invasion d'esprits, voire même d'esprits supérieurs méchants. Mon raisonnement était fondé, puisque je connaissais des pasteurs, des prêtres, des abbés, et j'en passe, qui nous commandaient des talismans, soit pour leur avancement, soit pour leur protection contre des ennemis invisibles. Mais ce simple diacre...! Tapi dans la chambre, j'attendis donc impatiemment son arrivée. Mon attente ne fut pas longue. Quelques instants plus tard, le diacre arriva. Après s'être déshabillé, il mit son pyjama. Avant de se mettre au lit, il s'agenouilla et fit cette prière: Seigneur Jésus, je vais bientôt dormir. Je ne sais pas ce qui peut m'arriver pendant mon sommeil. Je Te demande une chose: garde mon esprit dans Ton ciel, tout près de Toi. Qui peut monter là-haut et Te ravir mon esprit de Tes mains? Personne! Je Te prie ainsi en Ton nom, Jésus-Christ. Amen! Et il s'endormit (Col. 3:3).
De l'endroit où je me trouvais, j'avais suivi toute la prière du vieux diacre. Chaque mot de sa prière avait pénétré mon esprit. L'esprit de cet homme était bel et bien là où il voulait qu'il demeure: entre les mains de Jésus. Il fallait qu'il en soit ainsi, puisque même les quatre princes, les quatre esprits supérieurs méchants n'avaient pas pu ramener l'esprit de cet homme (Jean 10:29).
Je voulus abandonner la partie, mais la mort du jeune me chagrinait beaucoup. Je quittai la maison du vieux diacre, et je parus, pensif, pour le cimetière, têtu. En réalité, chers frères et soeurs en Christ, j'étais dans les ténèbres, dans la plus profonde ignorance. A force de penser à ce problème, une idée naquit dans ma tête, me suggérant d'aller encore espionner le vieux diacre à son réveil. Il se pouvait qu'il détienne une protection quelconque qu'il n'honorait que le matin, et non le soir! Pour bien la dissimuler, il faisait semblant de prier le soir et, le matin, il vénérait sa puissance...
Le matin, à l'aurore, à ma sortie du cimetière, je me précipitai au domicile du vieux diacre. Le vieux se réveilla pour entamer une nouvelle journée. Chose étrange, comme s'il avait détecté ma présence dans la chambre, (je m'étais rendu invisible), le vieux, dès qu'il fut sorti de son lit, se mit à genoux et récita cette prière: Seigneur Jésus, le soleil se lève et toute la nature s'éveille. Il y a dans ce bas monde des gens qui en veulent à la vie des autres. Seigneur, protège mon esprit contre les attaques de telles personnes. Garde toujours mon esprit là-haut, de telle sorte que s'ils viennent à moi, ils me trouvent "vide". Par Ton Nom j'ai prie, amen! (NDT: Nous comprenons: "ils ne pourront pas voir mon esprit ni s'en emparer".)
Aussi banales que ces paroles puissent paraître, chers enfants de Dieu, j'ai expérimenté leur exactitude. Cette prière matinale me découragea complètement dans mes tentatives de poursuivre l'esprit du vieux diacre. Je me résignai à la perte du jeune homme, malgré ses principes que je partageais. Pour me consoler, je me dis qu'après tout, c'était de sa faute. Il n'avait qu'à choisir une personne qui ne confiait pas esprit au ROI DE TOUT ESPRIT! Trois jours après la dernière tentative, j'expédiai les résultats de l'opération à qui de droit. Mes chers frères et soeurs, Satan est un mauvais payeur. Il ne tient pas ses promesses. Voici sa méthode: après vous vous avoir induit en erreur, il ne se soucie plus vous. Par contre, il vous arrache la vie, de peur qu'en demeurant en vie, vous ne vous repentiez et vous convertissiez un jour. Car il sait bien que c'est sur cette terre que l'homme a toutes les chances d'être sauvé et d'avoir la vie éternelle. Ce n'est pas après la mort qu'on devient saint, mais c'est bien sur cette terre, si l'on est né de Dieu. Une année plus tard, le jeune homme en question fut trouvé mort dans son lit. C'était juste le genre de mort qu'il avait choisi pour son père. Le vieux diacre, son père, est toujours vivant.
Romains 6:23.