Chapitre 3 : Le compte « à rebours »
La réadaptation à ma nouvelle vie fut pénible, après une aussi longue période à ne rien faire de positif au
couvent. Grâce à mon diplôme, j’obtins une place d’institutrice dans une école de la place. Je poursuivis
également des études universitaires. Au cours de cette période, je fis la connaissance d’un jeune étudiant de
l’Université de Lubumbashi prénommé Jean (ce n’est pas son vrai prénom.) Plus tard, je me mariai avec
Jean.
Les premières années après mon mariage furent heureuses. Ses études achevées, Jean obtint le poste de
directeur de l’école. Après trois maternités, nous nous retrouvâmes avec quatre enfants, dont des jumeaux,
les derniers. Les deux démons qui étaient en moi étaient toujours actifs. Cependant mon éducation primait
sur la divagation de mes sentiments, et j’aimais mon foyer. Cela dura jusqu’au moment où le temps qui avait
été alloué à ces démons toucha à son terme. Ces esprits longtemps condamnés à me servir aspiraient au
repos. Mais qui aurait pu les libérer, puisque ma grand-mère, qui les avait liés, était morte depuis
longtemps? Seul Jésus-Christ aurait pu me libérer. Mais je ne connaissais pas encore Celui qui seul aurait
pu m’apporter la solution de mon problème. Bien-aimés, combien de gens meurent sans Christ! Parlons
autour de nous des bienfaits apportés par notre Sauveur! Témoignons de ce qu’il a fait pour le salut des
âmes! Beaucoup de personnes ont besoin de Lui mais ne Le connaissent pas. La Bible nous dit que le
salaire du péché, c’est la mort. Cette mort est spirituelle et physique. Puisque je ne connaissais pas Christ,
j’étais spirituellement morte, et cette mort spirituelle devait entraîner ma mort physique, pour m’empêcher
toute possibilité de salut. Suite aux perturbations et aux problèmes que j’avais causés, avant comme après
mon séjour au couvent, il fallait à présent que je paye. Puisque je servais Satan, à mon insu, c’était lui qui
devait me faire payer. Satan se fait payer en envoyant des maladies, des tourments, toutes sortes de
problèmes, et même la mort physique. A partir de ce moment, j’ai commencé à éprouver beaucoup de
difficultés dans ma vie. Au début, je n’y faisais pas attention, dans l’espoir qu’elles pourraient passer. Mais, à
la longue, elles s’accumulèrent sur notre famille.
« Je suis en toi! »
Voici comment tout commença. Un jour, je retournai à la maison après les cours. A peine avais-je pris un
peu de repos que j’entendis frapper à la porte. Après avoir ouvert, je découvris un homme revêtu de l’habit
de fête d’un chef coutumier. Par politesse, je m’écartai de l’embrasure de la porte pour lui faire place, et je
l’invitai à entrer. Il me dit:
- Je ne peux entrer, madame, puisque j’y suis déjà.
- Pardon? Entre dans la maison, puisque tu te tiens à la porte.
- Je suis en toi depuis si longtemps! Comment peux-tu m’inviter à entrer? Je connais mieux que toi chaque
recoin de cette maison!
- Que dis-tu? N’es-tu pas fou? Tu demeures en moi et tu connais cette maison mieux que moi? Qui es-tu?
- Je ne suis pas un être ordinaire. Il y a bien longtemps que mon corps est mort et enterré. Pourtant j’habite
en toi en attendant de pouvoir trouver Mieux.
Sur ces paroles, je compris que je me trouvais devant un revenant. Je perdis connaissance et tombai à
terre. Les voisins accoururent et m’amenèrent à l’hôpital. Quand je repris connaissance à l’hôpital, les
médecins avaient déjà découvert en moi toute une série de maladies. D’après eux, je souffrais de
surmenage j’avais des problèmes cardiaques, je souffre d’hypertension, etc.
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Je crus à toutes les conclusions des médecins. Quand ils me dirent que j’étais cardiaque, je sentis
effectivement des douleurs au coeur. Quant au surmenage cela me surprit beaucoup. Était-ce une manière
d’interpréter les phénomènes qui m’arrivaient? Par exemple, lorsque je déposais une chose à un endroit
précis, je la trouvais déplacée à un autre endroit quand je voulais la récupérer. Quand je m’en plaignais, les
gens attribuaient cela au surmenage. Je voyais des choses dans la rue. Je pouvais sentir la Présence d’une
personne invisible à mes côtés, et je pouvais même ressentir des frottements, mais je ne voyais personne…
Je vis un jour un jeune homme portant un serpent enroulé autour du cou en guise de chaînette, alors que
tout le monde ne voyait qu’une chaînette en or. Je fus tournée en ridicule lorsque je voulus lui montrer ce
que je voyais à son cou. Cette chaînette n’était pas ordinaire… Le jeune homme, par respect pour ma
condition d’ex-religieuse, se retint de me gifler et attribua ma réaction au surmenage.
« Je cherche Marie-Thérèse »
Un jour, j’étais en classe et j’écrivais quelque chose au tableau noir. J’avais tellement écrit que mon bras
commençait à me faire mal. C’est alors que j’observai quelque chose d’étrange. Prenant naissance au
niveau de mon omoplate, un autre bras apparut de sorte que j’avais à présent deux mains droites.
Apparemment, j’étais la seule à voir ce phénomène puisque les élèves restaient silencieux. J’eus peur
cependant, et je refusai d’accepter cette image dans mon cerveau. Je me dis que c’était une hallucination
due au surmenage que l’on m’attribuait toujours. Je voulus continuer à écrire, mais la force me manqua.
C’est alors que je vis des lettres apparaître d’elles-mêmes sur le tableau noir, pour former la phrase
suivante: « Je cherche Marie-Thérèse. » Je perdis à nouveau connaissance et je tombai à terre. Les élèves se
mirent à rire quand ils me virent, tomber, car ils n’avaient pas encore découvert ce qui m’avait fait tomber.
Mais ils aperçurent à leur tour les lettres qui continuaient à apparaître sur le tableau,.., et ils entendirent une
voix qui disait: « Je cherche Marie-Thérèse! »
Ils n’eurent pas le courage d’attendre la suite et se sauvèrent, les uns par la porte, les autres par les
fenêtres. Cela se passait au Lycée Tuendeleya, ex Lycée Marie-Josée. La « Marie-Thérèse » en question était
une jeune élève de ce Lycée, et qui était morte des suites d’un avortement manqué. Je n’étais plus
religieuse, mais les gens continuaient souvent à m’appeler « soeur Françoise. »
Ainsi, lorsque ce scandale du Lycée Marie-José fut connu, mes anciens maîtres, c’est-à-dire les catholiques,
pour se couvrir et me discréditer, firent paraître un article dans un journal local. Cet article disait que
l’ancienne religieuse « Soeur Françoise » avait conseillé une jeune fille venue la consulter sur la conduite à
tenir en cas de grossesse, et qu’elle lui avait suggéré d’avorter. La mère et le bébé avaient trouvé la mort au
cours de l’opération. Le journal poursuivait en disant que l’esprit de cette fille était en train de tourmenter l’exsoeur
Françoise, d’où ses fréquentes crises.
L’Église catholique romaine est une grande organisation humaine, mieux structurée que la Mafia ou la CIA,
car elle est dirigée par Lucifer lui-même.
A cette même époque, à Lubumbashi, il y eut à plusieurs endroits des manifestations identiques aux
miennes. Plus tard, je compris que Satan avait besoin de plusieurs âmes. C’est pour en réunir le nombre
désiré qu’il s’était servi des magiciens pour posséder plusieurs jeunes gens.
Une étrange grossesse
Je me trouvai une nouvelle fois enceinte. La conception avait été normale. Au quatrième mois, j’allai passer
une consultation prénatale. Les gynécologues découvrirent que ma grossesse était extra-utérine. Il fallait
une opération. Normalement, une telle grossesse extra-utérine provoque des douleurs dès les premiers
mois de son développement. Comme ne ressentais aucune douleur, je refusai d’être opérée.
Offusqués par la mise en doute de leur diagnostic, les médecins exigèrent une radiologie. L’examen
radiologique, à l’hôpital de Lubumbashi, confirma la thèse, et je m’inclinai. L’opération dura six heures, l’on
ne trouva aucune trace d’une quelconque grossesse.
Les médecins trouvèrent en moi un terrain propice à leurs recherches. Ils firent tout pour comprendre le
phénomène: prélèvement de tissus pour diverses cultures, examens de toutes sortes… Pendant ce temps,
mes jambes et mes pieds se mirent à gonfler démesurément. On me découvrait des maladies au rythme
d’une par rendez-vous. On me prescrivait un traitement et, lorsque je revenais pour un contrôle, on me
découvrait une ou deux autres maladies. Finalement on me découvrit un cancer. Mon ventre avait
sensiblement augmenté de volume. Je vomissais un mélange nauséabond de sang en putréfaction de
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couleur noire et de salive. J’avais beaucoup maigri, et mon teint avait noirci. Toute vigueur de ma jeunesse
avait disparu. Je n’étais qu’une loque humaine, une ombre vivante. Toute beauté avait fait place à une
laideur digne d’une candidate à la tombe. Les médecins finirent par conclure que j’avais un cancer à
l’estomac. Je subis une seconde opération. Mais, dans l’impossibilité de faire quoi que ce soit pour arrêter, la
progression de la maladie ou pour l’éliminer, on me recousit sans rien me dire.
Les conclusions des hommes
Aidée par une subvention de la Gécamines, ma famille se cotisa pour m’envoyer à Paris pour y recevoir des
soins médicaux, à l’Hôpital Sainte-Anne. J’y restai pendant une année complète. J’y subis toutes sortes
d’examens médicaux. On me fit alors comprendre que je n’avais plus pour longtemps à vivre. Malgré les
conclusions données par d’éminentes personnalités scientifiques, l’idée que je devais passer par une mort
imminente n’effleura même pas ma pensée. Il y avait en moi la conviction que je vivrais longtemps. Nous
allâmes ensuite en Suisse, où je suivis pendant six mois des soins médicaux ininterrompus. Puis je fus
renvoyée au pays pour y mourir. D’après les médecins, il ne me restait plus que cinq mois de vie sur la terre
des hommes… Le temps de me préparer à mourir! Bien-aimés dans le Seigneur Jésus-Christ et très chers
lecteurs, je vous demande quelle serait votre réaction si l’on vous affirmait que vous n’avez plus que tant de
temps à vivre, et que vous êtes condamnés à mourir? Peut-être n’auriez-vous plus envie de manger, auriezvous
des insomnies, haïriez-vous tout le monde, et n’auriez-vous plus la paix?
Exhortation
Dans Son amour infini, Dieu avait un plan de salut pour moi, moi que la science humaine avait condamnée à
une mort certaine. Je témoigne aujourd’hui de ce qu’Il a fait pour mon salut. Amen!
Ce récit ne peut-il pas te convaincre du salut que tu peux obtenir en Lui? Si tu te repens d’un coeur sincère,
toi pécheur, et si tu te confies à Lui maintenant, je suis convaincue que tu seras sauvé au Nom de Jésus!
Comprends que ce salut ne concerne pas seulement ton esprit, mais qu’il peut aussi s’étendre à ton corps,
selon qu’il est écrit: « Il (Jésus-Christ) était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui
nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Esaîe 53:5).