Chapitre 10 : Le ministère de la soeur Lutala
Par Kapena CIBWABWA
Prétendre écrire l’oeuvre du Saint-Esprit au travers de la soeur Lutala serait limiter Dieu, dans la mesure où
il agit toujours!
Etant moi-même le produit de son ministère, je ne sais par où commencer… Je m’efforcerai toutefois, avec la
grâce de Dieu, de vous relater dans un premier temps trois faits vécus par la soeur Lutala Françoise, faits
qui sont d’une haute portée spirituelle. Puis j’exposerai les motifs de ma conversion à Jésus-Christ et de mon
abandon de l’Eglise Catholique Romaine.
La mort d’Alino
Je me trouvais encore sous la tutelle du pasteur M’Pongo et de la soeur Kaseka Philomène. Un jour lors
d’une campagne d’évangélisation tenue à Kikwit, dans la région de Bandundu, un jeune homme dans de 18
ans vint accepter Jésus-Christ comme son Seigneur.
Ce jeune homme, prénommé Alain, ou Alino pour les intimes, pratiquait la magie blanche, avant d’avoir reçu
Jésus-Christ dans sa vie. Il avait pu s’assurer une aisance matérielle avec beaucoup de facilité, grâce à ses
mauvaises pratiques magiques.
Une fois devenu enfant de Dieu, il dut se priver de tout ce qui provenait de ses anciennes pratiques du
monde satanique. Mais hélas, cette vie de privations qu’il dut connaître pendant un certain temps eut raison
de sa foi. Au lieu d’appeler le Seigneur à son secours dans la prière, Alino commença à regretter son
ancienne condition. Sa régression fut-elle la conséquence d’un manque d’encadrement efficace? Toujours
est-il qu’Alino finit par perdre complètement la foi. Il chuta très bas. Il recommença même à invoquer les
démons, comme il le faisait avant sa conversion.
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Il revint vers la « poule noire, » nom donné à un démon qui avait pour mission de contrôler sa vie. Ce démon
se manifestait souvent sous les traits d’une jeune fille qui avait presque le même âge que lui. Répondant aux
invocations d’Alino, la « poule noire » lui apparut, comme elle le faisait avant sa conversion. Elle lui dit: « Cet
endroit n’est pas indiqué pour une discussion. Rends-toi à notre place habituelle, et nous nous
expliquerons. »
Le lendemain, il se rendit au lieu de rendez-vous. La « poule noire » lui dit:
- Toi qui étais si bien parmi nous, tu nous as quittés pour suivre cette Françoise! Vois comment tu as maigri!
Que t’ont-ils donc fait? Comprends-tu que ta place est le ici, avec nous tous qui t’aimons? Tu as bien fait
d’être revenu à ton bon sens et de nous avoir contactés. Tu verras que nous allons bien nous occuper de toi.
- C’était sans doute une erreur de ma part de vous avoir faussé compagnie, pour la toute première fois
depuis que J’étais avec vous. Puisque vous m’avez pardonné, je pense que je ne retomberai plus dans les
mêmes bêtises.
Mais il ne s’agissait là que d’un marché de dupes. Car là où Satan règne en maître, l’amour, le pardon, la
bonté, la vérité et la charité n’existent pas. Si l’on en parle, ces mots n’ont en tout cas pas la même
signification que pour les chrétiens.
Ainsi, en mentant à ce jeune homme, le démon ne pensait qu’à lui nuire, et à lui ôter physiquement la vie,
afin qu’il ne puisse plus revenir à Jésus-Christ. Car ce n’est que sur cette terre que l’homme garde toutes
ses chances d’être sauvé, et Satan le sait très bien. Le Seigneur dit: « Je ne me réjouis pas de la mort du
pécheur. »
C’est sur cette terre, mon frère, ma soeur, que Jésus-Christ a été envoyé pour sauver tous ceux qui croiront
en Lui (Jean 3:16). Satan connaît très bien cette promesse que le Seigneur Jésus a faite aux hommes: « Je
ne mettrai jamais dehors celui qui viendra à moi. » Satan punit sévèrement ses transfuges, de peur qu’ils ne
changent encore d’avis et qu’ils n’aillent dévoiler ses plans à « l’ennemi. » Ce fut ce qui arriva à Alino. La
« poule noire » poursuivit:
- Auparavant, tu te produisais dans la rue, mais maintenant, pour mériter notre pardon, tu feras des
représentations dans des salles. Ton prestige, terni par ton coup de tête, reprendra son éclat, et tu seras
encore plus respecté, craint, et riche. Reviens me voir demain à la même heure en compagnie de l’un de tes
anciens assistants. Nous comptons te donner un nouveau numéro, un numéro plus attrayant!
Le lendemain, accompagné de l’un de ses anciens lieutenants, Alino assista à une démonstration
fantastique. Le démon, par des procédures magiques compliquées, décapita l’un des assistants, devant
Alino médusé mais ravi. Puis il remit la tète encore toute saignante sur le corps, et elle se colla parfaitement.
Le compagnon d’Alino reprit vie comme si de rien n’était. Puis, se tournant vers Alino, le démon lui dit: ‘Toi,
par contre, tu n’auras même pas besoin d’un assistant pour cette représentation. Tu te décapiteras et te
colleras toi-même la tête. De la sorte ton numéro sera encore plus sensationnel! »
En présence de son assistant et de la « poule noire, » Alino, par trois fois, détacha et rattacha sa tête à son
cou, à la grande satisfaction de tout le monde.
A sa quatrième tentative, la tête refusa de se coller au reste du corps. Ses mains eurent beau tenté de
replacer sa tête sur son cou, il n’y eut hélas rien à faire.
La « poule noire » éclata de rire et disparut!
L’assistant rapporta la nouvelle dans la cité. Le lendemain, l’assistant, accompagné de militaires, vint
récupérer le corps décapité et décomposé d’Alino. Après être resté deux semaines en détention, l’assistant
fut relâché pour « faits incohérents. »
La décision des juges fut motivée par le raisonnement suivant: « A supposer que l’assistant soit l’assassin
présumé d’Alain, comment aurait-il pu avoir la puissance d’arracher la tête du reste du corps, sans s’être
servi d’aucun objet?
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Que ceux qui ont accepté d’abandonner Satan pour suivre Jésus-Christ ne se rétractent jamais! Qu’ils aillent
de l’avant, les yeux fixés sur Celui qui a donné Sa vie pour le salut de tous ceux qui croient en Lui!
La malédiction de la sirène
Il y avait à Ma Campagne (quartier résidentiel riche situé dans la zone de Ngaliema) un homme
excessivement riche. Cependant, malgré sa richesse extrême, cet homme n’avait pas la paix.
Sa fortune provenait d’un mariage illicite avec une sirène de la mer! De cette union naquirent trois enfants,
qui n’étaient visibles que pour leur père.
Vous comprendrez que cet homme n’avait pas beaucoup de contacts avec le monde extérieur en général, ni
avec sa famille en particulier.
Car, pour le reste de sa famille, la situation de cet homme était un drame. Il n’avait pas d’enfants. A quoi
pouvait lui servir tout son argent, s’il n’avait personne à qui le léguer? Ils le poussaient donc à se marier.
L’homme fit part à sa femme, la sirène, des propositions de sa famille. Pour sauvegarder sa position, elle
accepta de cohabiter avec une deuxième femme, à condition qu’elle n’amène rien pour son mariage, et
qu’elle se contente de trois jours sur sept avec son mari.
L’homme prit donc une seconde femme en manage, et l’informa de l’existence de sa rivale invisible. Il lui
expliqua qu’il ne pourra jamais passer la nuit avec elle, pendant trois des jours impairs de la semaine. En
revanche, si elle se montrait sage, elle pourrait jouir de tous les avantages de la vie.
Sans doute par goût d’une vie facile, ou réellement séduite par la fortune de son mari, la femme accepta de
cohabiter avec la sirène. Au moment où je fis leur connaissance, ils en étaient déjà à leur troisième enfant.
Un jour, l’un des trois fils de la deuxième femme tomba malade. Son cas nécessitait une hospitalisation
rapide. Après un bref diagnostic, le père fut informé que son fils devait subir une intervention chirurgicale.
Mais cette intervention fut fixée un jour impair, l’un des jours où le père devait se rendre chez sa première
femme sous la mer. Il dut choisir entre son fils malade et la femme qui lui assurait tout son confort. Il choisit
de rester avec son fils.
La sirène attendit en vain son mari toute la nuit. Bien que compréhensible, ce choix provoqua chez elle une
colère hystérique, digne d’un représentant de Lucifer!
Furieuse, elle alla le trouver à son bureau, pour lui dire qu’il avait manqué à sa parole, et qu’elle tenait à tout
prix à le punir. Toutes les explications de l’homme restèrent sans effet.
La punition consista à forcer la deuxième femme, ainsi que ses trois enfants, à passer trente jours à la belle
étoile, sans pouvoir jouir d’aucun des biens de sa rivale, ni même de la maison. En outre, aucun rapport ne
serait possible avec son mari pendant cette période.
Mais Dieu Se saisit de cette occasion pour faire pénétrer Son salut dans cette famille. Ce mois pendant
lequel la seconde femme et les enfants devaient coucher dehors fut le plus froid de l’année. La maman ne
savait que répondre aux questions des enfants, qui voulaient savoir pourquoi ils ne dormaient plus dans
leurs chambres.
Une nuit pourtant, la seconde femme passa outre à l’interdiction. Elle emmena ses enfants dans leur
chambre et les coucha. A peine dix minutes plus tard, les enfants sortirent de leur chambre en pleurant. Ils
avaient des enflures sur tout le corps!
La seconde femme ne put supporter davantage cette situation. Deux jours plus tard, elle vint me trouver,
accompagnée de son mari. Etait-ce dans ce but précis que je me trouvais non loin du lieu où se déroulait ce
drame?
En effet, pendant cette période, je tenais une campagne d’évangélisation dans une communauté où j’avais
été invitée, non loin du lieu où habitait cette famille. Nous étions au dernier jour de notre campagne de
quatre jours, lorsque j e vis s’approcher de moi un couple, après la prière. Ils me dirent:
- Nous avons écouté avec émerveillement votre récit des bienfaits que votre Dieu a opérés dans votre vie.
C’est pourquoi nous venons à vous dans l’espoir que si vous priez pour nous, votre Dieu nous sauvera…!
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Chers lecteurs, quand je vis devant moi ceux qui venaient me demander de prier pour eux, je rendis gloire à
Dieu! Selon leur apparence extérieure, ils semblaient être les gens les plus heureux sur terre. Cependant, le
Saint-Esprit me révéla la détresse de cette famille, et leur repentance sincère. Il me montra également
comment procéder pour délivrer cette famille de l’étreinte du diable. Enfin, Il m’interdit de les laisser repartir
cette nuit-là. Accompagnés d’autres frères, nous avons passé la nuit à la délivrance de ce couple. La Bible
dit que celui qui s’unit à une prostituée devient un seul corps avec elle. Par conséquent, la presque totalité
des démons qui habitaient le mari se trouvaient aussi dans sa femme. Pourtant, celle-ci n’avait jamais vu sa
rivale et n’avait jamais été dans le monde satanique sous-marin. Mais c’est par l’intermédiaire de son mari
qu’elle avait été infestée.
Le lendemain, accompagnée d’un jeune frère de mon assemblée, l’assemblée Béthel, nous reconduisîmes
le couple chez eux. J’avais désiré être accompagnée d’un jeune frère, en raison de l’importance que nous
attachons, dan notre assemblée, à la soumission de la femme. C’est pour cela, par exemple, que la femme
doit avoir la tête couverte quand elle prie ou qu’elle prophétise (1 Corinthiens 11:5). Ceci s’explique parce
que la Parole de Dieu nous dit:
- que la femme a été créée à cause de l’homme,
- que la femme a été tirée de l’homme,
- que la femme est la gloire de l’homme.
C’est aussi pour toutes ces raisons que la Bible nous dit qu’il ne faut pas que la femme prenne autorité sur
l’homme (1 Timothée 2:12). Si donc J’avais souhaité être accompagnée d’un jeune frère, c’était simplement
par soumission à la Parole de Dieu.
Une fois sur les lieux, la première chose que nous fîmes fut d’être à l’écoute du Seigneur et de rechercher la
direction du Saint-Esprit. La première chose fut de déloger la sirène de l’endroit où elle se trouvait, une petite
pièce aménagée de manière à n’attirer l’attention de personne, ni de la deuxième épouse, ni des enfants, ni
des domestiques.
Il ne nous fut pas facile de pénétrer dans ce sanctuaire satanique. Seule la protection du sang de Jésus-
Christ nous le permit. Après m’être habituée à la pénombre qui régnait dans cette pièce, je découvris dans
un coin un grand aquarium, qui ne contenait qu’un seul poisson. Ce poisson n’avait pas de couleur propre,
mais il changeait de couleur à chaque seconde.
Alors que j’étais un peu distraite, en essayant de comprendre ce phénomène, le Saint-Esprit me montra que
ce poisson était en réalité la sirène elle-même!
Lorsqu’elle se sentit découverte, pour nous effrayer, elle fit éclater l’aquarium et son contenu, dans un grand
vacarme. Puis le poisson éclata à son tour, comme le ferait une cartouche. Une tache noire, provoquée par
l’explosion, se forma sur le dallage du sol, et se mit à grandir sous nos yeux. Elle devint un grand boa noir
enroulé sur lui-même.
Puisqu’il ne pouvait pas nous atteindre, à cause de la protection que nous donnait le sang de Jésus, Satan
essaya de nous effrayer par ces choses qu’il nous faisait voir. La frayeur est provoquée par la crainte ou par
le doute. Or le doute est l’ennemi juré de la foi. Nous n’avions pas à lutter contre un adversaire visible, mais
contre les principautés dans les lieux invisibles. Pour cela, nous avions besoin du bouclier de la foi!
Nous avons commandé à cet esprit mauvais de quitter les lieux, mais il nous posa des conditions avant de
s’exécuter. La sirène acceptait bien de partir, mais elle voulait le faire en emmenant son mari. Puis elle tenta
de se cacher, en s’introduisant dans des plantes, comme un rosier présent, ou dans des objets, comme une
malle.
Chaque fois que la sirène quittait une forme pour une autre, elle détruisait la première dans une grande
explosion. Au point que ceux qui nous avaient accompagnés et qui étaient restés éloignés s’étonnaient
d’entendre des coups de feu tirés dans la pièce où nous nous trouvions.
Finalement, c’est la crainte d’être carbonisée qui fit fuir la sirène, sans qu’elle puisse rien emporter avec elle.
Car elle nous avait entendu demander à Dieu de faire descendre le feu du ciel pour la consumer et pour
chasser Satan.
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Elle s’en alla donc, alors que le soir tombait, non sans avoir lancé des imprécations et des malédictions à
l’encontre de son ex-mari. Elle lui laissait un délai de six jours pour revenir sur sa décision. S’il ne revenait
pas vers elle dans ce délai, elle se venge-, rait, en commençant par tuer ses propres enfants, puis ceux de
sa rivale, et en exerçant bien d’autres châtiments…
Après le départ de la sirène, nous prîmes un temps de répit et nous louâmes ensemble le Seigneur dans le
salon. Le mari nous amena une malle identique à celle qui avait été détruite dans la chambre de la sirène.
Elle était remplie de devises fortes et de nombreuses grosses coupures de notre monnaie nationale. Le mari
nous dit:
- Je viens de trouver cette malle en rentrant dans la petite pièce. Elle n’y était pas auparavant. Mais j’en
recevais souvent de cette manière.
Je lui répondis:
- Ne touche à rien de ce qui se trouve dans cette malle. Je suis trop fatiguée ce soir pour la détruire
maintenant. Puisque le Seigneur a exaucé notre prière, je reviendrai demain matin pour la détruire avec son
contenu.
Après avoir recommandé toute la famille à Dieu, nous prîmes congé. Le lendemain, il plut abondamment de
4 heures à 13 heures. Il pleuvait encore lorsque je me présentai à leur maison de Ma-Campagne. Tout le
monde m’accueillit très bien. Nous remerciâmes le Seigneur par une courte prière, puis je demandai que l’on
m’amène la malle afin de la brûler.
Tout le monde me regarda sans mot dire. Puis le chef de famille me dit, d’un air heureux:
- J’ai cru comprendre, de la bouche du frère qui vous accompagnait hier, que vous étiez un peu épuisée, et
que c’était pour cette raison que vous l’aviez envoyé très tôt ce matin pour détruire la malle. Mais il n’a pas
voulu le faire sur place, à cause des enfants, et pour éviter des scènes semblables à celles d’hier, il a donc
déjà emmené la malle à Béthel.
- Ah bon, c’est bien. Je me suis réveillée un peu tard aujourd’hui. Cette pluie y est pour quelque chose, je
pense.
Ceci dit, je louai le Seigneur et partis aussitôt, le coeur battant. Malgré mon calme apparent, j’étais très
troublée dans mon coeur. Ce n’était pas pour une bonne cause que ce jeune frère avait utilisé le mensonge.
Etait-ce pour dérober le contenu de la malle? S’il le faisait, malheur à lui, car il serait alors soumis à la
malédiction de la sirène! Mes craintes se confirmèrent lorsqu’une fois arrivée à Béthel, j’appris que ce frère
venait de passer, mais qu’il n’avait rien amené avec lui.
En allant prendre la malle, ce frère avait bien eu l’intention de l’amener à Béthel. Mais, en cours de route, le
diable finit par le convaincre, en inspirant au frère des versets bibliques tirés hors de leur contexte. Par
exemple: « Tout est pur pour celui qui est pur. » Ou en lui suggérant que puisqu’il était sous le sang de Jésus,
aucune malédiction ne pouvait l’atteindre.
Cela aurait été vrai, si ce frère n’avait pas commis de mensonge et de vol, car il n’avait aucun mandat de ma
part Pour récupérer cette malle, et il était Pourtant venu en mon nom. De vol, parce qu’il avait emporté la
malle à mon insu.
Puis le diable injecta une nouvelle Pensée dan, l’esprit du frère « Tout genou fléchira au nom de Jésus! »
Ainsi, si le nom de Jésus était invoqué sur cette malle, son contenu pourrait servir à de bonnes causes, au
lieu de passer par le feu. En Outre, le frère se dit sans doute qu’il valait mieux utiliser le contenu de la malle
lui-même, au lieu de le remettre au pasteur .. !
Il chassa donc avec autorité les démons de la malle, « au nom de Jésus ». Mais il avait oublié que l’esprit qui
l’animait lorsqu’il était allé chercher la malle n’était pas l’Esprit de Jésus-Christ, mais plutôt l’esprit diabolique
qui le conduisait!
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Sa prière terminée, il Ouvrit la malle, empocha d’énormes sommes, et se dirigea vers Béthel. A la
permanence de l’assemblée, il trouva quelques jeunes soeurs en prière. Il leur offrit l’argent nécessaire à
leur alimentation pendant tout leur séjour.
Il était de mon devoir d’empêcher ce jeune frère de vider le contenu de la malle. Lorsque j’arrivai au domicile
de ce frère, on m’apprit qu’il venait à peine de partir pour Béthel. Je ne sais pas ce qu’il avait dit aux siens à
propos de la provenance de sa subite fortune. Personne ne sembla prendre au sérieux mes mises en garde
contre l’utilisation de cet argent, je rentrai bredouille, l’esprit en l’air et l’âme en feu!
Six jours après la délivrance, juste au moment fixé par la sirène, ce frère se mit à ramasser des papiers, à
monologuer en cours de route, à ne plus prendre soin de son corps… Bref, il avait perdu la raison!
Il fut amené à Béthel afin que l’on puisse prier pour lui. Chose étrange, chaque fois que l’on priait pour lui, sa
maladie, loin de s’atténuer, ne faisait qu’empirer..
Bien-aimés frères en Christ et chers lecteurs, n’oubliez pas que Jésus revient bientôt!
La confession du pasteur
Un jour, je fus invitée à témoigner dans une assemblée située dans la Zone Urbaine de Kimbanseke, au
quartier Kisangani. Cette assemblée était dirigée par un couple de serviteurs de Dieu, qui n, étaient pas
mariés dans le privé mais qui étaient unis dans le service. Le « pasteur » se faisait appeler « Papa Mokambi, »
tandis que la femme était la « Maman Mokambi ».
Au cours de ce témoignage publie, le Saint-Esprit me mit à coeur d’insister sur ma vie de débauche, lorsque
j’étais au couvent des religieuses catholiques, en compagnie des « pères spirituels. » Je comparai ensuite la
vie d’une religieuse dans ces couvents à la vie et à la tenue d’une femme régénérée.
Je fis ressortir le fait que tout rapport sexuel en dehors du mariage était une abomination aux yeux de
l’Eternel, quel que soit le rang social ou le grade du partenaire, que ce partenaire soit prêtre, pasteur, diacre,
évêque, cardinal ou pape, ou même fiancé(e). L’impudicité et la fornication étant des péchés qui souillent le
corps, la Bible nous recommande de les fuir.
J’étais encore en train de parler lorsque j’entendis un grand vacarme dans l’assistance, une clameur! C’était
la « Marna Mokambi, » l’une des deux personnes responsables de l’assemblée qui m’avait invitée. Elle se
débattait et voulait se déshabiller, sans aucune pudeur. Elle criait:
- Laissez-moi, laissez-moi! J’étouffe, J’ai chaud! Laissez-moi me déshabiller, j’étouffe! J’étouffe, laissez-moi
parler! Oui, je vais tout vous dire! Je dirai tout, sans rien cacher!
Tout le monde était étonné par ce spectacle inhabituel, et voulait voir ce qui allait arriver. On se demandait à
qui elle s’adressait. Elle continua à crier:
- Laissez-moi tout vous dire! Oui, je le reconnais, je suis une sorcière. Oui, le pasteur ici présent est mon
« mari. » Nous avons fondé ensemble ce groupe dans le but unique de freiner ou d’éteindre le feu du Saint-
Esprit dans notre quartier!
- Elle ment! Elle divague! N’écoutez pas ce qu’elle dit! Elle dit des mensonges. Ce sont ses nerfs qui ont
craqué!
C’était le « Papa Mokambi » qui, lorsque son nom fut cité, s’était précipité vers la « Marna Mokambi » pour lui
fermer la bouche avec sa main, et l’empêcher ainsi de parler. Aidé d’un paroissien, il emporta la « Marna
Mokambi » et l’entraîna à l’écart. Irrité, « Papa Mokambi » interrompit la réunion et dispersa la foule. Ce fut un
grand scandale!
Avec un groupe d’intercesseurs, je m’approchai de « Marna Mokambi » pour prier pour elle. Elle me dit alors
que, lorsque je me trouvais sur l’estrade pour témoigner, elle avait vu à côté de moi un être angélique tout de
blanc vêtu, qui tenait à la main une longue épée. Cet homme lui ordonna de tout révéler, de peur de perdre
la vie sur le champ. Elle voulut s’opposer à lui et lui résister, mais il était trop fort et trop puissant pour elle!
Elle reconnut qu’elle et son « mari » avaient installé dans l’assemblée un « dispositif » capable d’arrêter la
puissance de la prière.
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« Papa Mokambi » ne voulait rien entendre des déclarations de sa complice, il nia tout en bloc et soutint qu’elle
avait un fort accès de malaria. Il ne cessait de répéter: « Elle divague! Ne l’écoutez pas! »
Du fait qu’il niait la vérité, il ne put recevoir de délivrance. En revanche, sa compagne confessa ses méfaits
et se repentit de tous ses péchés. Le sang de l’Agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde entra alors
en action. L’affaire était close.
Cinq semaines plus tard, je prenais mon petit déjeuner à Righini en compagnie de la soeur Philomène
Kaseka, lorsque quelqu’un entra dans son jardin, d’un air bizarre. Il se dirigea directement vers moi, et me
dit:
- Me reconnais-tu encore?
- Non!
Il s’adressa alors à la soeur Philomène:
- Et toi, peux-tu te souvenir de moi?
- Non, mon frère, à quoi bon nous laisser languir, présente-toi!
- Moi, par contre, je ne peux vous oublier pour rien au monde! Vous êtes celles qui non seulement ont gâché
ma vie, mais ont causé ma perte! Oui, je reconnais votre puissance, et c’est pour cela que je vais mourir.
Impatiente, la soeur Philomène lui dit:
- Mais, monsieur, pourriez-vous avoir l’amabilité de décliner au moins votre identité, c’est la moindre des
choses!
- Je suis pasteur d’une assemblée de prière à Kisangani. Il y a plus d’un mois, je suis passé chez vous, avec
ma compagne, pour demander que votre « fille » vienne témoigner chez nous. C’était dans le but de faire
connaître notre assemblée, et d’augmenter par la même occasion le nombre de nos fidèles.
Depuis votre venue, mon assemblée s’est disloquée. Ma femme ne veut plus de moi à cause des
déclarations insensées de ma partenaire.
- Vous êtes donc le « Papa Mokambi »! Comment se porte la « Mama Mokambi »? Qu’est-elle devenue pendant
tout ce temps? Voici près d’un mois qu’elle ne vient plus nous voir. Mais ce n’est pas de notre faute si nous
ne vous avons pas reconnu tout de suite, tellement vous avez changé! Que vous est-il arrivé?
- Je sais que je vais mourir. J’ai très peu de temps à vivre. Votre Dieu est grand! Mais, avant de mourir,
J’aimerais que vous sachiez tout le mal que vous m’avez causé. Je vous prierai de ne pas m’interrompre. Je
n’ai jamais été pasteur. C’est le titre que les gens m’ont donné lorsque j’ai formé ce groupe. J’ai toujours été
sorcier. Comme nos activités étaient toujours freinées par la prière des chrétiens, avec l’aide d’une complice
sorcière, nous nous sommes attelés à la tâche de stopper cet élan spirituel, en le détournant de son but
essentiel.
Il nous fallait séduire un grand nombre de personnes, en voilant la Parole de Dieu par toutes sortes
d’histoires. La vie était belle, et tout allait bien, jusqu’au jour où ma compagne eut l’ingénieuse idée de vous
inviter. Elle m’avait convaincu en me disant que cela allait augmenter le nombre des fidèles. Votre passage
fut le début de mon calvaire. Ma complice m’a abandonné. Le groupe se disloque. Ma femme légitime ne
veut plus de moi. Dans l’assemblée, il y avait d’autres sorciers. Ils ne digèrent pas ce scandale. Quand ils
ont appris que nous avions nous même invité la soeur Lutala pour témoigner, ils ont crié à la trahison.
Aidé par ma famille, nous sommes allés trouver le responsable de nos armées, pour lui proposer notre plan
de revanche, qu’il a accepté. Mais vous êtes fortes, ou du moins votre Dieu.
Une semaine après votre passage, je suis venu dans mon esprit, la nuit, accompagné d’un peloton de nos
soldats, prêts à l’offensive. Nous n’avons pas pu vous attaquer, en raison de l’insuffisance de nos
informations sur l’emplacement de votre domicile.
Nos armées ont tourné en rond pendant plus de deux heures à la recherche de votre maison. Quand nous
l’avons trouvée, elle avait une double porte peinte en blanc. Devant chaque battant se tenait un militaire de
haute stature, tenant à la main une arme très puissante.
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Puisqu’il nous était impossible, d’entrer sans avoir au préalable anéanti les deux gardiens, nous décidâmes
de rebrousser chemin, dans l’espoir de revenir au moment opportun. Le chef de nos armées me conseilla de
visiter les lieux pendant le jour, de peur de connaître à nouveau le même fiasco.
Je suis donc revenu deux jours plus tard pour inspecter les lieux, pendant la journée. Je fis des signes, pour
ne pas me tromper quand je reviendrai pendant la nuit. Je fis un dessin sur le sol au moyen d’un bâton. J’ai
arraché une branche d’arbre qui dépassait du mur de clôture, pour faciliter l’escalade du mur.
Je suis même entré dans le jardin. Vous étiez absentes. J’ai trouvé une grand-mère. Elle m’accueillit et
m’invita à fermer les yeux pour prier Dieu et le remercier de cette rencontre, en attendant votre retour.
Lorsqu’elle ferma les yeux, je m’éclipsai. Je revins la nuit accompagné d’un groupe de tueurs.
Cette fois, je découvris sans peine la maison. Cependant, il nous fut impossible d’entrer, car la clôture du
jardin n’avait pas de porte! Les murs étaient aussi très très élevés. Il n’y avait pas moyen de les escalader. Il
n’y avait plus d’arbre.
Nous avons attendu derrière le mur dans l’espoir de voir quelqu’un entrer ou sortir, mais personne ne se
montra. Au risque de nous faire repérer, nous attendimes jusqu’à quatre heures du matin. Certains de mes
compagnons s’irritèrent contre moi. Ils allèrent jusqu’à jurer de m’éliminer, au cas où j’aurais encore une fois
abusé de leur bonne foi.
Il y a trois jours, je suis encore revenu ici, dans cette avenue, accompagné d’un grand nombre de soldats. A
voir le nombre de nos militaires, on aurait dit une prise d’armes ou un défilé! Pour cette dernière fois, le
responsable de nos armées avait accepté de m’accompagner, mais en me posant une condition: en cas
d’échec, c’était moi qui devait mourir!
Mais, arrivés sur les lieux, mes accompagnateurs se trouvèrent devant des troupes impressionnantes. Ils se
retournèrent encore une fois contre moi:
- Pourquoi nous as-tu amenés dans un traquenard? Tu nous as dit que nous allions châtier deux simples
femmes, et voilà que nous tombons dans un guet-apens!
Aucun coup de feu ne fut tiré! Nos soldats déposèrent les armes et partirent les mains en l’air. Pour cette
insuffisance d’informations de ma part, le chef de nos armées me promit un châtiment exemplaire. C’est
pourquoi j’ai jugé bon de venir vous voir avant ma mort, pour vous féliciter du choix que vous avez fait de
servir votre Dieu. Oui, votre Dieu est puissant! Il vous protège contre tout danger et contre tout mal!
- C’est du bluff! Ils ne te feront rien si tu confies ta vie à Jésus-Christ maintenant. Accepte-Le maintenant, et
Il te sauvera. Son amour pour toi est tellement grand qu’Il a donné Sa vie pour ton salut!
- Moi, venir à Jésus? Tu blagues ou quoi? Non, il est temps pour moi de payer maintenant. J’ai longtemps
servi Satan, c’est normal qu’il me punisse. Je ne vais tout de même pas l’abandonner maintenant, voyons!
- Tu n’as pas été créé pour périr! Ta vie a du poids aux yeux de Celui qui t’a créé! Sache que Jésus t’aime
tel que tu es! Si tu te décides à Le reconnaître comme ton Sauveur personnel, Il te sauvera!
- Je sais de quoi vous voulez me parler, mais je regrette. Au revoir, et bon courage!
Et il partit vers la mort, comme il l’avait lui-même désiré.
Ma conversion
Le 8 septembre 1985, vers onze heures, sous un soleil de plomb, un jeune homme élancé, d’une trentaine
d’années à peine, rentrait à son domicile. Il eut l’excellente idée de passer voir son ami cordonnier avant de
rentrer chez lui.
Chez le cordonnier, il rencontra un adolescent d’environ seize ans, qui bavardait avec l’artisan. Celui-ci dit:
- Il est en train de me raconter une drôle d’histoire concernant une certaine femme. C’est d’ailleurs elle qu’il
attend.
- Et pourquoi l’attend-il?
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L’adolescent intervint sans attendre qu’on lui accorde la parole:
- Je suis sorcier. Ou du moins, je l’étais jusqu’à il n’y a pas longtemps. Hier soir, dans notre quartier de
Lisala, Zone de Kasa-Vubu, la soeur que j’attends a clôturé son témoignage, après trois jours de réunions,
par cette invitation: « Que ceux que le Seigneur a pu attirer à Lui au travers de ce message daignent venir le
recevoir! Que ceux qui veulent accepter le Seigneur Jésus-Christ comme leur Seigneur et Sauveur veuillent
bien venir confesser leur foi! Qu’ils s’approchent de l’estrade pour le faire publiquement, en répétant ces
paroles… »
Je me joignis à tous ceux qui se sont approchés de l’estrade, de ceux qui avaient choisi et décidé de vivre
avec Christ, après avoir entendu l’émouvant témoignage de la soeur Lutala. Ensemble avec les autres, j’ai
fait cette confession de foi: « Seigneur Jésus-Christ, je viens à Toi, mon Dieu. Je suis un pécheur.
Aujourd’hui, j’abandonne Satan et toutes ses oeuvres. Viens en moi, Seigneur Jésus-Christ, je Te reçois
maintenant. Entre en moi et viens demeurer en moi, au Nom de Jésus-Christ! Amen! »
Tout le monde se mit à louer Dieu à haute voix, avec des paroles ordinaires, en Lui parlant comme si l’on
s’adressait à un interlocuteur visible. Alléluia!
La soeur se mit alors à imposer les mains à certains de ceux qui se trouvaient sur l’estrade. Puis vint mon
tour. Elle posa les mains sur ma tête, et dit à haute voix: ‘Toi, esprit de sorcellerie, je te chasse au nom de
Jésus-Christ! Détache maintenant de ce corps les liens et les cordes qui te relient à lui. Je brise toutes les
chaînes par la puissance du nom de Jésus-Christ! » Mon vieux, chaque nuit, mes anciens amis venaient me
chercher pour m’emmener avec eux… Depuis très longtemps, j’en avais marre, je ne voulais plus de la
sorcellerie. Mais je ne savais pas comment m’y prendre pour échapper à mes amis. Mais, la nuit dernière,
j’ai bien dormi. Je suis certain que c’est grâce aux paroles prononcées hier par la soeur. C’est pourquoi je
suis venu ici pour lui raconter tout ce que je vous ai dit, et aussi pour la remercier de tout mon coeur!
Le jeune homme fut étonné de ce qu’il venait d’entendre de la bouche de l’adolescent. Il était né dans une
mission catholique éloignée de toute grande agglomération, dans une contrée où régnait la sorcellerie.
Pourtant, il n’avait jamais entendu la confession de la conversion d’un sorcier, bien que sa région soit la plus
réputée pour le fétiche de la foudre surnaturelle. Trois décès sur cinq y sont causés par la foudre
surnaturelle, qui ne peut être provoquée sans le concours d’un sorcier. Or, il n’avait jamais entendu de
sorcier reconnaître publiquement ses forfaits.
Ce témoignage attira tout particulièrement son attention, et il se décida à attendre lui aussi la soeur Lutala.
En attendant son arrivée, il croisa un homme âgé, qui venait d’être reçu par elle. Il avait les yeux rouges,
mais il semblait tout heureux. Par la suite, le jeune homme apprit, par la soeur Lutala, que cet homme avait
été aveugle. Il avait dépensé d’énormes sommes d’argent auprès des médecins, des féticheurs et des
guérisseurs, sans aucun résultat. Mais fi avait recouvré la vue lorsqu’il s’était tourné vers Christ!
Lorsque la soeur Lutala arriva, le jeune homme prit contact avec elle et voulut entendre son témoignage.
Ce n’était pas dans son église d’origine qu’il avait pu vivre de tels miracles! Le jeune homme se croyait
revenu aux temps bibliques! Il avait passé plus de vingt ans sur les bancs d’une grande église catholique,
mais il ne savait pas ce que c’était que chasser un démon, imposer les mains aux malades, parler de
nouvelles langues, etc…
Il se dit que si aucune de ses choses ne se passaient dans son église, c’est qu’elle ne croyait pas au nom de
Jésus (Marc 16:17-18).
Cette constatation finit par détruire toute son incrédulité. Il décida alors de quitter son ancienne église pour
suivre le Dieu de cette femme, « I’Eternel qui guérit! »
Le soir même, la soeur Lutala était invitée dans un groupe de prière, au N’ 2 de l’avenue Lotunu, à Yolo-
Nord. Le jeune homme s’y rendit aussi. Il y reçut une pleine confirmation de ses présomptions sur les erreurs
de l’Eglise Catholique Romaine, dans tant de domaines. Lorsque l’appel à la conversion fut lancé, sans
aucune hésitation, il se dirigea vers l’estrade pour faire publiquement sa confession de foi.
C’est ce même jeune homme qui t’invite aujourd’hui à prendre la décision d’abandonner Satan et d’accepter
Jésus-Christ comme ton Sauveur et Seigneur personnel, pour que tu puisses recevoir le salut de Dieu.
Gloire et louange au Seigneur Jésus-Christ!