Quelle est la valeur d’une déclaration lorsqu’elle n’est jamais suivie d’effet ?

Encore un discours creux, une promesse qui ne sera pas tenue. Cette fois-ci à Montreux, en Suisse, lors de la Conférence de la Francophonie. Il était encore question de la "détermination" du président de la RDC. « Kabila » donne-t-il la même signification à ce terme comme tout le monde ?

Selon l‟AFP, "

le président de la RD Congo, Joseph Kabila, a affirmé à Montreux (Suisse) sa ‘détermination’ à lutter contre l’impunité, notamment dans l’est de son pays, au dernier jour du sommet de la Francophonie dont la prochaine édition aura lieu à Kinshasa en 2012… ‘La RDC est sur la voie de la consolidation de la paix et de la sécurité’,

a assuré M. Kabila…".

Quelle est la valeur d‟une déclaration lorsqu‟elle n‟est jamais suivie d‟effet ?

Depuis le 6 décembre 2006, date du début de son mandat de 5 ans, M. « Kabila » nous dit sa détermination à éradiquer les mêmes fléaux, connus et dénoncés par tous.

Mais lorsqu‟en un peu plus de 3 ans et demi, il n‟est arrivé à aucun résultat probant, ne serait-il pas temps à présent de reconnaître son incapacité, son impuissance ?

Chaque année, il nous ressasse la même chose, quelques congolais encore naïfs aimeraient bien le croire en voyant quelques résultats. Mais ils sont hélas, invisibles !

C‟est une tradition désormais en RDC. En cette fin d‟année, « Kabila » va encore nous sortir son chapelet de réolutions et de bonnes intentions, et il sera ànouveau question àquelques nuances prè d‟êre „éolu‟ „ngagé‟ „éerminé‟

Cette éièe délaration de sa « déermination », il l‟ faite au cours d‟ne conféence de presse, donc devant des journalistes qui savent tout de la situation de la RDC. Et alors que la presse de Montreux venait de publier un clichééoquent de la situation séuritaire des zones qui connaissent une inséuritégrandissante mais qui, de l‟vis de « Kabila », seraient séurisés; car pour lui il s‟git àpréent de consolider cet « acquis ».

Quelques jours plus tô, la MONUSCO avait pourtant reconnu, malgrétout son arsenal, son impuissance, son incapacitéàséuriser toutes les populations civiles en RDC, particulièement dans ses provinces de l‟st.

Monsieur Fweley Diangitukwa, politologue, érivain et Vice-préident du Congo en léitime déense (CLD), qui a suivi la presse suisse du weekend passénous apprend que

Samedi 23 octobre 2010, sous le titre « L’enfer oublié du Nord-Congo », ce journal a décrit, sur deux pages pleines (pp. 3-4), les différents conflits ravageant le Nord du Congo depuis plus d’une décennie ainsi que les souffrances subies par les populations congolaises vivant dans cette région.

S’agissant de populations congolaises qui ne sont pas protégées par le gouvernement, Jonathan Littell, écrivain franco-américain, a écrit dans son article, je cite : « …la brousse impénétrable, qui sépare les villages comme un océan sans bateaux, est hantée de fantômes assassins. La disparition de l’État et la lente dégradation des infrastructures ne sont pas le pire problème dont souffrent les habitants […

Ni les FARDC, mal entraînées et équipées, ni les Casques bleus des Nations Unies, cantonnés dans leurs bases et limités par leur mandant, ne purent grand-chose pour protéger les civils, qui abandonnèrent en masse leurs villages pour se regrouper dans les bourgades, un peu plus sécurisées. [… la plupart des assassinats et des enlèvements ont lieu sur le chemin des champs. [… c’est au gouvernement de faire le nécessaire pour que les troupes se tiennent correctement »."

"le plus grand quotidien francophone de Suisse romande, « Le Temps », a choisi le XIIIe Sommet de la francophonie se déroulant à Montreux pour dénoncer les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis dans la région du Haut-Uélé, en République démocratique du Congo.

Pour les Congolais, voici àmon sens comment devrait êre interprééce message: « Kabila » cherche àconsolider l‟nséurité car c‟st ce qui rène àla place de la séurité J‟imerais pouvoir me tromper. Mais je redoute les nouvelles qui nous viennent des provinces de l‟Est. Il y est question depuis quelque temps d‟une nouvelle entrée massive des troupes rwandaises en territoire congolais sans que Kinshasa n‟ose l‟évoquer de quelque manière que ce soit. Qui leur a permis cette entrée qui, de toute évidence, n’a fait l’objet d’aucun débat dans nos institutions comme pour les précédentes ?

Dans un article paru dans "La Libre Belgique" du 22 octobre dernier, la journaliste belge Marie-France Cros écrivait:

S’il n’y a pas de confirmation officielle de ces entrées, les informations recueillies par "La Libre Belgique" indiquent que des militaires rwandais ont été vus pénétrants à pied au Congo vers Rugari (un peu au sud de la zone où se touchent les trois frontières Congo-Rwanda-Ouganda); de nombreuses boîtes vides de rations militaires rwandaises y ont d’ailleurs été trouvées. Par ailleurs, des rwandophones ne parlant pas français mais anglais (caractéristique de la majorité des militaires rwandais, dont beaucoup ont grandi en Ouganda avant de rentrer au pays après le génocide) ont été signalés dans la région de Walikale."

"Des rumeurs insistantes et quelques faits convergent pour l’indiquer. Elles seraient logiques – mais extrêmement impopulaires à Kinshasa. De nouvelles opérations militaires rwandaises ou rwando-congolaises ont-elles lieu au Nord-Kivu ? C’est la question qu’on se pose, alors que les rumeurs d’entrée au Congo de troupes rwandaises se multiplient dans la région de Beni-Lubero (nord du Nord-Kivu), mais aussi à Goma, chef-lieu de la province.

Avant elle, le Groupe Béni-Lubero affirmait la même chose.

Nous savons déjà que nous n‟aurons aucune déclaration de la part de « Kabila » sur la question. Mais pourquoi, contrairement à son habitude, M. Lambert Mende, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication reste-t-il muet, lui aussi, à ce sujet et refuse justement de communiquer ? Remarquez, ce ne serait qu‟une déclaration de plus. Les faits parlent d‟eux-mêmes : « Kabila » est déterminé a favorisé l‟occupation de la RDC par le Rwanda. Qui en doute encore ?

Dublin, le 28 octobre 2010

Paulin LOMENA

Président de l‟APARECO/Irlande

L’OEIL DU PATRIOTE